Un Cévenol condamné à dix mois de prison pour des menaces de mort envers son ex-compagne
Un habitant de Saint-Ambroix, âgé de 51 ans, a été jugé en comparution immédiate, jeudi 12 mars, au palais de justice d’Alès. Les faits reprochés à cet homme, originaire des Cévennes gardoises, ne sont "pas compliqués", selon le président Simon Lanes, mais son casier judiciaire est "un peu le sujet qui fâche".
Des propos alarmants et un lourd passé judiciaire
Le prévenu est accusé d’avoir menacé de mort son ex-compagne, domiciliée à Laval-Pradel, le 5 mars. Au téléphone, il a déclaré : "Je vais te tuer si tu rencontres quelqu’un", et, selon le magistrat du tribunal d’Alès, "il a ajouté qu’il n’hésitera pas à mettre une balle dans la tête de son fils". Placé en détention provisoire depuis l’avant-veille, l’homme assure qu’il ne ferait jamais de mal à son ex, même s’il a déjà été condamné à quatre reprises pour des faits similaires. Il explique avoir "bu un peu" et ne plus se souvenir de ses paroles.
Son casier judiciaire compte douze mentions, avec "beaucoup d’incarcération ces derniers temps", et il est en liberté conditionnelle jusqu’à la fin du mois. Cette situation a pesé lourdement dans le jugement.
Les réquisitions du parquet et la plaidoirie de la défense
Me Julie Gras, représentant la partie civile, a souligné la toxicité de la relation : "Elle le dit haut et fort que cette relation est finie. C’est une relation toxique qui peut l’envoyer entre quatre planches. Elle demande à vivre sereinement." Cindy Fernandez, la substitut du procureur de la République, a exprimé sa méfiance : "La réitération des faits est certaine", et a requis dix mois de prison, un maintien en détention et une interdiction de contact.
En défense, Me Gabrielle Le Dréau a plaidé pour des soins plutôt que l’incarcération, mais sans succès. Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet, condamnant le Cévenol à dix mois d’emprisonnement.
Une décision de justice ferme face à la récidive
Cette condamnation intervient dans un contexte de préoccupations croissantes sur les violences conjugales et la récidive. Le procès a mis en lumière les risques encourus par les victimes et l’importance d’une réponse judiciaire rapide et adaptée. Les autorités d’Alès ont ainsi envoyé un message clair sur la tolérance zéro envers les menaces de mort, surtout lorsqu’elles émanent d’individus au passé criminel chargé.
L’affaire rappelle également les défis liés à la prise en charge des auteurs de violences, entre sanction pénale et nécessité de soins, un débat qui reste d’actualité dans le système judiciaire français.



