Corrida à Palavas : le maire se dit étranger à la décision
Corrida à Palavas : le maire se dit étranger à la décision

Le maire de Palavas-les-Flots, Christian Jeanjean, se dit « étranger » à l'organisation d'une corrida annoncée pour le samedi 10 octobre dans les arènes El Cordobés. Il renvoie la responsabilité de ce choix au délégataire de service public, Vincent Ribera organisation, qui n'a pas sollicité son avis.

Une annonce surprise après dix ans d'absence

La nouvelle a provoqué une onde de choc dans la station balnéaire : aucune corrida ne s'est tenue sur le sable des arènes de Palavas depuis dix ans. Le spectacle, prévu en mano a mano, mettra en vedette Morante de la Puebla, figure légendaire de la tauromachie, et le maestro français Clemente. Cette annonce a fait l'effet d'une bombe, d'autant que la municipalité avait cessé de soutenir ce type d'événement en 2017.

Interpellé après la révélation de ce retour, Christian Jeanjean a tenu à clarifier sa position. « C'est le titulaire de la Délégation de service public qui a décidé d'organiser cette corrida. Il ne m'a pas consulté avant », explique-t-il. Le maire rappelle qu'il avait décidé, en 2017, de ne plus financer ce genre de spectacle en raison de son coût et de la désaffection du public dans les gradins.

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Une décision du délégataire autorisée par la DSP

Pour autant, l'élu précise que « les manifestations tauromachiques sont autorisées dans la DSP ». Il invite donc les opposants à s'adresser directement au délégataire, se sentant « totalement étranger à la polémique ». Cette prise de position intervient alors que des associations comme le Crac Europe et l'Alliance Anticorrida ont déjà lancé des pétitions et des actions pour empêcher la tenue de l'événement.

La décision de Christian Jeanjean en 2017 avait marqué un tournant, mettant fin à un financement public jugé trop coûteux et de moins en moins suivi par le public. La nouvelle corrida, si elle se confirme, marquerait un retour controversé de la tauromachie dans la ville, malgré l'opposition des militants anticorrida qui promettent de se mobiliser.

Une polémique qui s'installe

Le maire, en se désolidarisant de cette initiative, cherche à éviter d'être pris pour cible par les opposants. Cependant, la question de la responsabilité reste entière : le délégataire de service public, Vincent Ribera organisation, a-t-il le droit d'organiser une corrida sans l'aval de la municipalité ? Selon le maire, c'est le cas, puisque la DSP le permet.

Cette affaire relance le débat sur la place de la corrida dans les villes françaises, notamment dans le sud du pays, où la tradition tauromachique reste forte. Les associations de défense des animaux, elles, comptent bien faire entendre leur voix d'ici au 10 octobre, date prévue de l'événement.

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