Montpellier : condamnés pour vols avec dégradation sur les parkings d'Odysseum
Condamnés pour vols avec dégradation à Odysseum

Des vols en série sur les parkings de l'ouest de Montpellier

Le tribunal correctionnel de Montpellier a rendu son verdict lundi 11 mai dans une affaire de vols avec dégradation qui a touché de nombreuses victimes. Les faits, commis principalement sur les parkings du centre commercial Odysseum, ont valu au principal prévenu une peine de 18 mois de prison, dont 12 avec sursis.

Un mode opératoire bien rodé

Missip, 29 ans, agissait au volant d'un SUV prêté par sa compagne. Il se rendait sur les parkings de l'ouest de Montpellier, notamment celui de la Mer à Odysseum et celui de Décathlon. Tandis qu'un complice faisait le guet, il brisait les vitres des véhicules pour dérober des objets de valeur. Le duo opérait principalement entre le 14 avril et le 6 mai.

Les policiers, alertés par de nombreuses plaintes, ont repéré le manège des suspects grâce à la vidéosurveillance. Ils ont placé une balise de géolocalisation sous leur véhicule, ce qui a permis de découvrir d'autres vols, notamment le 2 mai sur un parking de la Mosson pendant un match de football.

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43 faits relevés, 26 retenus

Le procureur a précisé que 43 faits avaient été relevés, mais seuls les 26 les plus pertinents ont été retenus. Missip comparaissait pour 23 faits de vol avec dégradation, commis pour l'essentiel entre le 14 avril et le 6 mai. Il était jugé en récidive, ayant déjà été condamné en octobre à un an de prison avec sursis pour des faits similaires.

Lors de sa garde à vue, Missip a reconnu une dizaine de faits, mais a nié les autres. Un téléphone dérobé a été retrouvé sur lui, et une perquisition au domicile de sa compagne a permis de saisir un sac à dos volé. Il lui est également reproché d'avoir subtilisé une vingtaine de vêtements dans un entrepôt à Saint-Jean-de-Védas.

Le calvaire des victimes

L'avocate de sept victimes a décrit leur traumatisme. Un père a perdu la valise et le sac à dos contenant toutes les affaires de son fils, lycéen à Georges-Frêche, et a dû tout racheter en urgence. Une mère de bébé de quatre mois s'est fait dérober des achats récents et surtout l'ordinateur de son mari, entrepreneur, qui renfermait dix ans de travail. L'ordinateur a été géolocalisé dans un appartement squatté aux Hauts-de-Massane.

Un autre homme s'est fait voler trois trousseaux de clés et ses papiers d'identité, l'empêchant de rentrer chez lui pendant plusieurs jours, avec la crainte d'un cambriolage.

Les peines prononcées

Missip a été reconnu coupable de 21 faits. Il écope de 18 mois de prison dont 12 avec sursis, avec révocation d'un sursis de 6 mois. Il n'ira probablement pas en prison, l'aménagement de la partie ferme étant délégué au juge d'application des peines. Il devra travailler ou se former, se soigner et réparer les dommages, soit près de 10 000 euros à treize victimes, dont 500 euros de préjudice moral pour chacune. Les intérêts de quatre autres victimes non contactées seront examinés ultérieurement. Il lui est interdit d'entrer en contact avec son complice.

Nassim, 33 ans, poursuivi pour sept vols qu'il niait, a été reconnu coupable de trois faits et condamné à quatre mois d'emprisonnement avec sursis.

Les réquisitions et les plaidoiries

Le procureur avait requis un an de prison avec sursis et la révocation de six mois de sursis contre Missip, avec maintien en détention, soulignant que son titre de séjour n'était pas renouvelé depuis plus d'un an. L'avocate de Missip a plaidé la relaxe pour les faits non reconnus, tandis que celle de Nassim a demandé une relaxe totale, estimant les charges insuffisantes.

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