Cold case de Sarrians : l'ombre de Francis Heaulme plane sur un meurtre de 1991
Cold case de Sarrians : l'ombre de Francis Heaulme plane

Un cold case de trente-cinq ans rouvre dans le Vaucluse

Qui a tué Bouziane Ben Abdeslam à Sarrians, dans le Vaucluse, dans la nuit du 18 au 19 mars 1991 ? La brigade de recherches de la gendarmerie et le parquet de Carpentras ont lancé un appel à témoins ce dimanche pour tenter de faire la lumière sur cette affaire classée, trente-cinq ans après les faits. Plusieurs médias locaux, dont La Provence et Ici Vaucluse, rapportent cette initiative judiciaire visant à résoudre un mystère longtemps resté dans l'ombre.

Les circonstances tragiques du décès

Le corps de cet homme de 33 ans avait été découvert dans un pré à l'entrée de la commune. Il présentait des traces de coups de couteau ainsi que de coups au niveau du crâne, ayant entraîné sa mort. À l'époque, un homme avait été interpellé et mis en examen. Placé en détention provisoire, le suspect, qui a toujours clamé son innocence, avait finalement été relâché, faute de preuves suffisantes. En février 1997, le dossier est définitivement fermé : le juge d'instruction annonce un non-lieu, laissant la famille sans réponse.

Les tentatives de réouverture et un rebondissement inattendu

Deux fois, en 2004 puis en 2013, les filles de Bouziane Ben Abdeslam ont tenté de faire rouvrir le dossier, mais en vain. Onze ans plus tard, le 20 janvier 2026, un rebondissement majeur se produit. Le parquet de Carpentras décide de rouvrir l'affaire, notamment grâce aux nouveaux éléments transmis par l'un des avocats de la famille de la victime, Me Didier Seban, spécialisé dans les cold cases.

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Le spectre de Francis Heaulme ressurgit

Contacté par La Provence, le conseil explique avoir établi un possible « rapprochement » avec un autre meurtre commis deux ans plus tôt : celui de Jean-Joseph Clément, assassiné à Bédarrides, dans le Vaucluse. Le tueur en série Francis Heaulme avait avoué cet homicide en 1992, avant de se rétracter. En janvier dernier, le « routard du crime » a été mis en examen pour ce meurtre par le Pôle national des crimes sériels et non élucidés à Nanterre.

Aurait-il également tué le père de famille deux ans plus tard, en 1991 ? Cette question centrale anime désormais les enquêteurs. Toute personne susceptible d'apporter un témoignage pouvant faire avancer l'enquête est invitée à contacter la brigade de recherches de gendarmerie de Carpentras au 04 90 63 75 28. La quête de vérité continue, avec l'espoir de clore enfin ce chapitre douloureux pour les proches de la victime.

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