Enquête ouverte après la réapparition du site Coco, connu pour ses contenus illégaux
Coco: enquête après sa réapparition

Le parquet de Paris a annoncé, ce mardi 28 avril, l'ouverture d'une enquête après la réapparition du site internet Coco, connu pour ses contenus illégaux. Ce site, qui avait déjà fait l'objet de nombreuses plaintes et de procédures judiciaires, est de nouveau accessible en ligne, suscitant l'inquiétude des autorités et des associations de protection de l'enfance.

Un site aux antécédents troubles

Le site Coco, dont le nom complet est Coco.fr, est un réseau social qui permet aux utilisateurs de discuter de manière anonyme. Il a été pointé du doigt à plusieurs reprises pour héberger des contenus pédopornographiques, des discours de haine et des appels à la violence. En 2023, une première enquête avait été ouverte, mais le site avait été fermé temporairement avant de réapparaître sous une nouvelle forme.

Cette fois, le parquet de Paris a décidé d'ouvrir une enquête préliminaire pour “administration d'une plateforme en ligne en vue de permettre la commission d'infractions”, “diffusion d'images pédopornographiques” et “provocation à la haine”. Les investigations seront menées par la Brigade de protection des mineurs (BPM) et l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC).

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Les réactions des associations

Plusieurs associations de protection de l'enfance ont salué l'ouverture de cette enquête. “Il est urgent que les autorités prennent des mesures fortes contre ce site qui met en danger des milliers d'enfants”, a déclaré la présidente de l'association Innocence en Danger. De son côté, l'association e-Enfance a appelé à une “régulation plus stricte des plateformes anonymes”.

Le parquet de Paris a également indiqué que des “mesures conservatoires” pourraient être prises pour bloquer l'accès au site en France, en attendant les résultats de l'enquête. Cependant, la tâche s'annonce complexe, car le site semble hébergé à l'étranger et utilise des techniques de contournement pour échapper aux blocages.

Un phénomène récurrent

La réapparition de Coco s'inscrit dans un phénomène plus large de “résilience” des sites illégaux, qui parviennent à renaître après chaque fermeture. Les experts en cybersécurité soulignent la difficulté de lutter contre ces plateformes, qui changent souvent de nom de domaine et d'hébergement.

  • En 2022, le site avait été fermé après une première enquête, mais il était réapparu quelques mois plus tard sous un nom similaire.
  • En 2024, une nouvelle vague de plaintes avait été déposée, sans résultat concret.
  • En 2025, des signalements avaient été faits auprès de la plateforme Pharos, mais le site avait continué à fonctionner.

Cette nouvelle enquête intervient alors que le gouvernement français prépare un projet de loi visant à “renforcer la lutte contre les contenus illicites en ligne”. Ce texte, qui devrait être présenté à l'Assemblée nationale dans les prochains mois, prévoit notamment des sanctions plus lourdes pour les hébergeurs et les fournisseurs d'accès qui ne bloqueraient pas rapidement les sites signalés.

Les internautes appelés à la vigilance

Les autorités appellent les internautes à “la plus grande prudence” et à signaler tout contenu suspect sur la plateforme Pharos. “Ne partagez pas d'informations personnelles sur ce site et ne participez pas à des conversations qui pourraient vous mettre en danger”, a rappelé le parquet de Paris dans un communiqué.

L'enquête devrait durer plusieurs mois, et les résultats seront rendus publics dès qu'ils seront disponibles. En attendant, le site Coco reste accessible, mais sous la surveillance étroite des autorités.

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