Le cirque Zavatta peut rester malgré la plainte du centre commercial
Cirque Zavatta reste malgré plainte centre commercial

Un conflit immobilier oppose un cirque et un centre commercial

La direction du centre commercial Grand Moun a engagé une procédure judiciaire urgente devant le tribunal judiciaire de Mont-de-Marsan. Elle réclamait l'expulsion immédiate du cirque Zavatta et l'interdiction de ses représentations, avec une astreinte financière conséquente. Cependant, la justice n'a pas suivi cette demande, créant une situation inédite dans la zone commerciale de Saint-Pierre-du-Mont.

Une occupation controversée depuis le 16 février

Depuis le lundi 16 février, le grand cirque Zavatta occupe le parking situé à proximité du magasin Decathlon, au cœur de la zone commerciale. L'installation s'est faite sans l'accord de la direction du Grand Moun, qui dénonce vigoureusement cette occupation sans autorisation préalable et contre notre volonté. Le cirque avait prévu d'y donner des représentations jusqu'au dimanche 22 février, prolongeant ainsi son séjour de manière imprévue.

La compagnie circassienne affirme détenir une autorisation signée par un responsable de Decathlon. Toutefois, cette justification rencontre un obstacle majeur : l'enseigne de sport n'est que locataire des locaux et des places de stationnement qu'elle utilise au sein du Grand Moun. Elle ne dispose donc pas du pouvoir d'autoriser une occupation extérieure, ce qui a conduit à un conflit juridique rapide.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

La justice autorise les représentations du week-end

Face à cette situation, la direction du centre commercial a saisi la justice via une procédure de référé d'heure à heure, permettant une réaction extrêmement rapide en cas d'urgence. Elle demandait spécifiquement :

  • Une expulsion immédiate des lieux
  • Une interdiction d'assurer les représentations du cirque
  • Une astreinte de 6 000 euros par représentation réalisée

Contre toute attente, le tribunal n'a pas donné raison au centre commercial. La justice a accordé au cirque Zavatta un délai jusqu'au mardi 24 février à 17 heures pour quitter les lieux, refusant simultanément de prononcer une astreinte en cas de représentations durant ce laps de temps. L'avocate du cirque a confirmé cette décision, soulignant que les spectacles pourraient bien avoir lieu ce week-end comme prévu initialement.

Franck Muller, directeur adjoint de la tournée du grand cirque Zavatta, a confirmé avec assurance : Nous allons bien donner des représentations ce week-end. Cette déclaration montre la détermination de la compagnie à honorer ses engagements artistiques malgré les tensions juridiques.

Des conséquences potentielles après le 24 février

Le tribunal a toutefois établi des mesures contraignantes en cas de non-respect du délai imparti. Si le cirque occupe toujours les lieux au-delà du mercredi 25 février, une astreinte de 500 euros par jour sera appliquée, avec la possibilité d'un recours à la force publique pour assurer l'évacuation. Cette décision équilibre ainsi les intérêts des deux parties, permettant au cirque de terminer ses représentations tout en protégeant les droits du centre commercial à plus long terme.

Ce conflit illustre les difficultés que peuvent rencontrer les entreprises itinérantes comme les cirques lorsqu'elles cherchent à s'installer temporairement sur des terrains privés, surtout lorsque les autorisations sont contestées ou insuffisamment vérifiées. La médiation judiciaire a ici permis d'éviter une escalade immédiate, mais laisse planer des questions sur la gestion future de ce type d'occupations éphémères.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale