Un Montpelliérain condamné pour harcèlement téléphonique envers une policière
Un habitant de Montpellier, âgé de 46 ans, vient d'être condamné à cinq mois de prison ferme par le tribunal judiciaire de Montpellier pour avoir harcelé une policière par téléphone. La peine a été aménagée en détention à domicile sous surveillance électronique, selon les informations révélées par le quotidien Midi Libre.
Une série d'appels malveillants durant la nuit
L'affaire remonte au lundi 23 mars 2026, lorsqu'une policière du service local de police judiciaire a contacté le mis en cause pour l'inviter à se présenter au commissariat central de Montpellier. L'homme, suspecté d'avoir participé à des vols par effraction sur la commune de Sète entre fin septembre et début octobre 2023, s'est montré verbalement désagréable et a refusé catégoriquement de répondre à la convocation.
Après que la policière a mis fin à l'appel en précisant les détails de sa convocation, l'individu a utilisé le numéro professionnel qu'il avait obtenu pour la harceler toute la nuit. Au total, vingt-cinq appels téléphoniques ont été passés, dont la plupart sans message, mais plusieurs étaient émaillés d'insultes et de menaces de mort explicites.
Interpellation et défèrement rapides
Grâce à une géolocalisation effectuée par les policiers de la Brigade anticriminalité, l'homme a été interpellé le lendemain des faits, vers midi, sur Montpellier. Placé en garde à vue, il a reconnu les appels malveillants, mais a affirmé qu'il pensait à un canular ou à une tentative de nuire, prétendant ne pas croire qu'il s'agissait réellement d'une policière.
Malgré ses excuses, le parquet a ordonné son défèrement, et il a été présenté sans délai à l'audience des comparutions immédiates du tribunal judiciaire de Montpellier.
Une condamnation pour insultes et menaces
Lors du procès, le tribunal a relaxé l'homme au bénéfice du doute concernant les faits de cambriolage à Sète, faute de preuves suffisantes. En revanche, il a été condamné à cinq mois de prison ferme pour les insultes et menaces de mort proférées à l'encontre d'une personne dépositaire de l'autorité publique, en l'occurrence la policière.
La peine devra être effectuée sous bracelet électronique, ce qui permet un aménagement en détention à domicile, soulignant la gravité des actes de harcèlement tout en tenant compte des circonstances.
Cette affaire met en lumière les risques auxquels sont exposés les forces de l'ordre dans l'exercice de leurs fonctions et la réponse judiciaire ferme face à de tels comportements, qui menacent non seulement la sécurité des agents mais aussi l'intégrité des institutions publiques.



