Saint-Gilles : cinq ans ferme pour une agression au couteau
Cinq ans ferme pour agression au couteau à Saint-Gilles

Un jeune homme de 20 ans, sorti de prison il y a seulement deux mois, a été jugé ce lundi 18 mai dans le cadre d’une comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Nîmes. Il est accusé d’avoir poignardé à plusieurs reprises un individu sur le parking du stade de Sabatot à Saint-Gilles. Les faits se sont déroulés dans la soirée du 16 mai.

Un prévenu sans remords

Le regard noir et des réponses expéditives, le vingtenaire a finalement avoué les faits lors de l’audience, après avoir initialement accusé son ami lors de sa garde à vue. Les gendarmes ont retrouvé des flaques de sang sur les lieux, témoignant de la violence de l’agression. La victime, un homme de 34 ans, a été touchée au flanc, au bras et aux pectoraux, avec des plaies profondes. Malgré cela, elle n’a obtenu que deux jours d’ITT après avoir refusé un examen médico-légal approfondi.

Deux versions contradictoires

Les débats ont été animés par la divergence des motifs. La victime affirme que l’altercation est due au fait que le prévenu tentait de contacter sa nièce sur les réseaux sociaux. De son côté, le vingtenaire soutient qu’il s’agissait d’une dette de stupéfiants. « Je me suis embrouillé avec lui car je lui devais une dette de stupéfiants. Le quartier Sabatot est connu pour son trafic », s’est-il emporté à l’audience. La procureure a souligné : « On n’est pas loin de la tentative de meurtre », en raison des zones visées.

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Un lourd passé judiciaire

La victime venait de sortir de prison la veille pour trafic de stupéfiants, tandis que le prévenu avait été libéré deux mois plus tôt pour participation à une association de malfaiteurs. Son casier judiciaire compte cinq mentions, dont des violences, vols aggravés, port d’armes et association de malfaiteurs. L’avocat de la partie civile, Me Carmelo Vialette, a contesté la défense du prévenu, soulignant que ce dernier avait eu le temps de préparer son coup entre l’après-midi et le soir.

La décision du tribunal

La procureure a requis cinq ans de prison ferme et la révocation totale des deux sursis, soit sept ans au total, avec incarcération immédiate, dénonçant l’attitude arrogante du prévenu. La défense, représentée par Me Audrey Tralongo, a plaidé l’immaturité de son client et la nécessité d’un accompagnement. Après délibéré, le tribunal a condamné le vingtenaire à quatre ans de prison, auxquels s’ajoute la révocation de ses deux sursis, portant la peine totale à cinq ans et trois mois. La demande de provision pour la victime a été rejetée, mais le prévenu devra rembourser les frais de justice. Il a été reconduit en prison.

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