Chèvres en liberté à Coaraze : l'inquiétude grandit, une association lance un SOS
Chèvres en liberté à Coaraze : l'inquiétude grandit

Depuis un certain temps, des chèvres en liberté sèment le trouble dans le village de Coaraze, dans l'arrière-pays niçois. Ces animaux, dont l'origine reste inconnue, errent principalement sous le village, près du Paillon, provoquant l'exaspération des habitants et l'inquiétude des défenseurs des animaux.

Une association tire la sonnette d'alarme

L'association de protection animale Terralucia, basée à Cantaron, a lancé un SOS. Sa représentante, Cindy Ferrand, explique : « Des chèvres se promènent dans la commune. Elles ne sont pas identifiées. Elles multiplient les dégradations et se mettent en danger. » Les animaux grimpent partout, broutent et dévastent fleurs et potagers. « J'ai des remontées de riverains excédés, ajoute-t-elle. Ils sont également excédés par les aboiements des chiens, interpellés par la présence inhabituelle des mammifères. Et puis, les gens ont peur des boucs. »

Des bêtes non identifiées et sans propriétaire apparent

Le nouveau maire de Coaraze, Fabien Guglielmino, est également saisi du problème. Il se dit démuni face à cette arrivée mystérieuse. « C'est difficile à dire combien il y en a, explique-t-il. On ne peut pas les compter. On les voit toujours par 4 ou 5. Sont-ce les mêmes ? On ne sait pas. » Selon l'association et les riverains, il y en aurait une vingtaine. Quant à leur propriétaire, mystère : « Normalement, les bovidés, dont font partie les chèvres, qui sont la propriété de quelqu'un, sont bagués ou portent des anneaux. Là, ce n'est pas le cas. On dirait des animaux sauvages. Peut-être aussi qu'il s'agit de chèvres abandonnées, car trop complexes à gérer. Une chèvre, ça dévore tout... Et c'est cette présence en liberté qui pose problème dans les jardins. »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des proies faciles pour les prédateurs

En divaguant, les chèvres constituent des proies idéales pour les prédateurs. « On a retrouvé des cadavres, des carcasses », déplore Cindy Ferrand. Le maire confirme : « Il nous arrive de voir des loups, mais il y a aussi des renardes, prêtes à tout pour nourrir leurs petits. Sans compter des chiens, eux aussi en divagation. C'est peut-être pour cela que les chèvres se rapprochent des habitations afin de se sentir protégées. »

Qui peut agir ?

Tenter d'attraper les biquettes est difficile. « D'abord, elles ont l'air d'être très sauvages, explique Fabien Guglielmino. Ensuite, on n'a pas un service qui puisse le faire. Ce n'est pas de la compétence de la mairie. Il y a des services de l'État pour ça et qui font le nécessaire, notamment pour les identifier. » La précédente municipalité avait déjà alerté les autorités préfectorales, et les gendarmes sont intervenus il y a environ un mois, mais sans résultat. Pour l'heure, les chèvres continuent de faire la loi à Coaraze.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale