Une mesure radicale envisagée par Charles III
Charles III pourrait jouer sa dernière carte contre son frère Andrew. Après l'avoir déchu de ses titres, écarté de son château et soumis à un régime strict, le souverain envisagerait désormais de l'exclure de l'ordre de succession au trône britannique. Cette décision constituerait une humiliation suprême pour l'ancien duc d'York, mais pourrait s'imposer si ce dernier venait à être poursuivi par les justices britannique et américaine dans le cadre de l'affaire Epstein.
Une procédure complexe et sans précédent
Malgré les nombreux scandales qui l'entourent, Andrew conserve actuellement la huitième place dans l'ordre de succession. Techniquement, il pourrait donc accéder au trône, même si ce scénario paraît hautement improbable. Selon la BBC, le gouvernement préparerait une loi en ce sens, avec l'accord du roi. Cependant, Charles III ne pourrait pas agir seul : il devrait obtenir l'approbation du Parlement, seul habilité à voter une telle mesure.
Cette procédure est particulièrement complexe car aucun membre de la famille royale britannique n'a jamais été exclu de la ligne successorale. L'abdication d'Édouard VIII en 1936 résultait d'un acte volontaire, contrairement à la situation actuelle. De plus, la loi devrait ensuite être validée par les quinze royaumes du Commonwealth et leurs Parlements respectifs.
Une impopularité record
Andrew, roi ? Cette hypothèse plongerait le royaume dans une crise sans précédent. L'ancien prince cumule en effet des records d'impopularité : selon le sondeur YouGov, 76 % des Britanniques le détestent. Un récent sondage du magazine Hello révèle même que 68 % des lecteurs se prononcent en faveur de son exclusion de l'ordre de succession.
Le procureur britannique Stephen Parkinson a rappelé dans le Times que « nul n'est à l'abri des lois ». Le roi lui-même a affirmé son soutien aux forces de l'ordre dans les poursuites engagées contre son frère, souhaitant que la justice « suive son cours ».
Des conséquences judiciaires potentielles
L'arrestation d'Andrew jeudi matin, avec perquisition de ses logis, démontre qu'aucun membre de la famille royale n'est désormais à l'abri, à l'exception de Charles III qui bénéficie d'une immunité souveraine. L'ancien duc risque désormais la prison pour trahison s'il est inculpé pour avoir divulgué des documents confidentiels à Epstein.
Andrew subit également des pressions constantes pour s'expliquer devant le Congrès américain concernant ses relations avec le pédocriminel, des demandes jusqu'alors systématiquement rejetées. Le feuilleton judicaire ne fait que commencer et les révélations pourraient se succéder pendant des semaines.
Les Windsor semblent conscients qu'il faut couper la branche pourrie au plus vite. Andrew apparaît désormais isolé, sans soutien apparent, y compris au Parlement où une majorité pourrait rapidement se dégager pour le radier de l'ordre de succession, particulièrement s'il fait l'objet d'inculpations formelles.



