Affaire Epstein : Charles III et William réagissent aux soupçons contre l'ex-prince Andrew
Charles III et William réagissent aux soupçons contre Andrew

Affaire Epstein : Charles III et William sortent de leur réserve face aux soupçons contre Andrew

La famille royale britannique est de nouveau secouée par l'affaire Epstein, avec de nouvelles révélations impliquant l'ex-prince Andrew. La police de Windsor a confirmé examiner des informations selon lesquelles Andrew aurait transmis des données confidentielles au pédocriminel Jeffrey Epstein alors qu'il était envoyé spécial du Royaume-Uni pour le commerce en 2010.

Des courriels compromettants émergent

Ces allégations proviennent de courriels diffusés par le ministère américain de la Justice dans le cadre des documents sur l'affaire Epstein, publiés fin janvier. La police régionale de Windsor a indiqué dans un communiqué à l'AFP qu'elle examinait ces informations conformément à ses procédures habituelles.

Le roi Charles III a réagi en exprimant une profonde inquiétude et en affirmant sa volonté de coopérer avec les autorités. Un communiqué du palais de Buckingham précise que si la police de la Thames Valley les approche, ils sont prêts à la soutenir. Charles III avait déjà pris des mesures historiques en octobre 2025 en retirant à son frère cadet tous ses titres royaux et privilèges en raison de sa proximité avec Epstein.

Le prince William rompt son silence

De son côté, le prince William a mis fin à son long silence sur cette affaire. Kensington Palace a diffusé un communiqué soulignant que William et son épouse Kate sont profondément préoccupés par les révélations qui se succèdent. Bien que le texte ne mentionne pas directement Andrew, il marque une prise de position inédite de l'héritier de la couronne.

Nouvelles allégations d'agressions sexuelles

Outre les soupçons de transmission d'informations, de nouvelles accusations d'agressions sexuelles visent Andrew. Des photos non datées le montrent agenouillé au-dessus d'une jeune femme, et des e-mails invitent Epstein à Buckingham pour des discussions privées. Une deuxième femme a affirmé via son avocat qu'Epstein l'avait envoyée en Angleterre en 2010 pour avoir des relations sexuelles avec Andrew à Royal Lodge.

La justice américaine a également publié une lettre dans laquelle un avocat réclame 250 000 dollars pour ne rien divulguer sur une soirée en 2006 où Epstein et Andrew auraient forcé une femme à des rapports sexuels à trois. Andrew, qui a toujours nié tout comportement illégal, n'a pas réagi à ces allégations.

Ces développements continuent d'écorner l'image de la monarchie britannique, poussant Charles III et William à adopter une posture plus ferme pour protéger l'institution.