Trois jeunes cambrioleurs sous stupéfiants jugés pour des vols dans des établissements scolaires
Ce mardi 31 mars 2026, une audience au tribunal de Mont-de-Marsan a jugé trois jeunes hommes, âgés de 22 à 24 ans, reconnus coupables d'avoir cambriolé l'école de Laglorieuse et le centre de loisirs de Bougue en avril 2024. Leur butin comprenait du matériel informatique, des denrées alimentaires et un minibus. Les prévenus, deux frères et leur ami, ont avoué avoir agi sous l'influence de l'alcool et de stupéfiants, avec des souvenirs très vagues de ces événements.
Des mobiles flous et des vies marquées par la délinquance
Interrogés sur leurs motivations, les deux frères, qui témoignaient depuis leur prison via visioconférence, ont répondu que c'était « juste par amusement, par ennui ». Ils vivent à seulement 50 mètres de l'école cambriolée, ce qui a facilité leur passage à l'acte. Les trois hommes admettent avoir des casiers judiciaires « trop longs pour nos âges », reflétant une trajectoire de délinquance précoce.
L'aîné des frères, âgé de 24 ans, a fait preuve de lucidité en évoquant ses problèmes de santé mentale : « Je prends beaucoup de produits pour tenter de calmer ce qui se passe dans ma tête, avec ma schizophrénie. On ne va pas se mentir, je ne suis jamais entré dans un cadre. Et consommer de la drogue comme des bonbons, ça a bousillé une bonne partie de ma vie. » Il a également mentionné sa détention provisoire pour le cambriolage d'un gymnase et l'incendie de la mairie de Montfort-en-Chalosse en décembre 2025.
Un parcours criminel continu et des réactions émotionnelles
Le plus jeune frère, âgé de 22 ans, a expliqué qu'il commençait « les conneries quand le grand part en prison » et buvait par ennui. Il a été condamné précédemment pour avoir battu et laissé pour mort un marginal à Mont-de-Marsan fin août 2024. Le parquet a résumé la situation en déclarant : « On est face à trois hommes qui ont fait le choix d'une délinquance à durée indéterminée, bien déterminés à continuer sur ce chemin. »
Sans avocat, les trois hommes n'ont pas cherché à se défendre et ont simplement présenté leurs excuses. Cependant, une demande d'interdiction de contact entre les deux frères a provoqué une réaction vive de l'aîné, qui s'est insurgé : « Je veux bien faire 15 mois pour avoir piqué des lasagnes mais me séparer de mon frère, ça ne va pas le faire », en frappant la table avec les poings fermés.
Verdict et condamnations prononcées
Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet en prononçant les peines suivantes : l'aîné des frères a écopé de huit mois de prison ferme, le cadet de six mois avec sursis, et leur ami de six mois ferme. Aucune interdiction de contact entre les frères n'a été ordonnée, malgré la demande initiale. Cette affaire met en lumière les défis de la délinquance juvénile et l'impact des addictions sur le comportement criminel.



