Cambriolage à Tornac : le voisinage maîtrise l'intrus, le prévenu condamné à Alès
Cambriolage à Tornac : le voisinage maîtrise l'intrus

Un cambriolage interrompu par la vigilance du voisinage

Le lundi 9 mars 2026, un homme de 31 ans, originaire du Maroc, a comparu en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel d'Alès, dans le Gard. Il était accusé d'avoir tenté de cambrioler une maison à Tornac le 4 mars, profitant de l'absence momentanée de la propriétaire occupée à tondre sa pelouse.

Une intervention citoyenne décisive

Vêtu de noir et encagoulé, l'individu a pénétré dans le domicile en milieu de journée. Cependant, une voisine attentive a repéré son intrusion et a immédiatement donné l'alerte. La propriétaire, revenue à l'intérieur, a découvert le voleur caché derrière une armoire. Avec l'aide rapide des riverains, elle a réussi à le maîtriser jusqu'à l'arrivée des gendarmes sur les lieux.

Le prévenu, interpellé à Tornac, a ensuite été placé en détention provisoire dès le vendredi 6 mars. Lors de son audition, il a tenu des propos jugés irrationnels et mystiques, refusant toute coopération avec les autorités. "Pendant sa garde à vue, il n'est absolument pas coopérant, comme on le voit aujourd'hui", a souligné Claire Sarode, la présidente de l'audience, notant qu'il avait insulté les militaires et exprimé son désir de retourner dans son pays d'origine.

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Un réquisitoire sévère du parquet

Le ministère public a qualifié les faits de "flagrant délit incontestable". La magistrate a rappelé que "notre maison est notre dernier sanctuaire", un lieu où l'on doit se sentir en sécurité, et a estimé que l'expérience vécue par la victime, qui n'a pas souhaité se constituer partie civile, représentait "le cauchemar de n'importe qui".

Le parquet a pointé du doigt un prévenu "qui ne connaît pas de limites", déjà condamné en décembre dernier à trois mois de prison avec sursis pour des agissements similaires, et donc en état de récidive. La représentante du ministère public a requis dix mois d'emprisonnement, la révocation totale de la peine précédente, et un maintien en détention.

La défense plaide pour une approche thérapeutique

Me Gabrielle Le Dréau, l'avocate de la défense, a reconnu qu'il n'y avait "pas de doute quant à la culpabilité et quant aux faits". Cependant, elle a contesté la sévérité de la peine requise, la jugeant inadaptée. Selon elle, son client nécessiterait "une prise en charge peut-être thérapeutique car on part dans tous les sens", ajoutant qu'il ne semblait pas comprendre la situation et que "je ne pense pas que la peine de prison soit la solution".

Malgré ces arguments, les magistrats du siège ont suivi les réquisitions du parquet. Le prévenu a été condamné à :

  • Dix mois d'incarcération
  • L'ajout des trois mois de sursis révoqué
  • Un maintien en détention

De plus, le tribunal a réitéré l'interdiction de paraître sur le territoire national dont il faisait déjà l'objet, et a ordonné la destruction d'un trousseau de clés trouvé en sa possession, qualifié par le parquet d'"arsenal du cambrioleur".

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