Actes de malveillance aux urgences de l'hôpital de Béziers
Le centre hospitalier de Béziers a annoncé, ce mardi 12 mai, la révocation et le licenciement sans indemnité de trois infirmiers des urgences. Également pompiers volontaires, les agents sont sanctionnés pour des faits de harcèlement et de racisme envers des patients vulnérables. Une sévérité inédite visant à protéger la dignité du service public.
À la suite de faits graves au service des urgences de l'hôpital de Béziers, trois personnels infirmiers ont été mis en cause dans une histoire de malveillance, de harcèlement et de racisme sur des patients vulnérables. Ils étaient aussi tous les trois pompiers volontaires dans différents centres du Biterrois. Ce lundi, le centre hospitalier, après avoir engagé sans délai des procédures administratives prévues par les textes, a pris des sanctions disciplinaires à l'encontre de ces personnels.
Révocation et licenciement sans indemnité
Les conseils de discipline se sont prononcés, à la majorité des voix pour deux d'entre eux et à l'unanimité pour le troisième, en faveur d'une révocation et d'un licenciement sans indemnité à l'encontre des trois agents concernés. "Ces décisions, particulièrement lourdes, traduisent la gravité des faits reprochés et la détermination de l'établissement à ne tolérer aucun comportement attentatoire à la dignité, à la sécurité et au respect dus aux patients pris en charge dans le service public hospitalier", a expliqué la direction de l'hôpital de Béziers.
Un établissement qui souhaite par ailleurs "réaffirmer avec force son attachement aux valeurs fondatrices de l'hôpital public : humanité, respect, bienveillance, neutralité, égalité de traitement... et engagement au service de tous. Mais aussi le respect des personnes, qu'il s'agisse des patients ou des agents, constitue un socle essentiel du fonctionnement de l'hôpital public et de la qualité des soins. Ces valeurs sont portées au quotidien par l'immense majorité des professionnels du Centre hospitalier de Béziers, qui exercent leurs missions avec conscience professionnelle, souvent dans des conditions exigeantes."
Un plein soutien au personnel
La direction de l'hôpital exprime tout son soutien à l'ensemble des équipes, et en particulier aux personnels des urgences : "Ils ont pu être affectés par les amalgames et les répercussions médiatiques consécutives à cette affaire. Les comportements individuels sanctionnés ne sauraient en aucun cas remettre en cause le professionnalisme, l'engagement et l'éthique des soignants et agents hospitaliers dans leur ensemble."
Cette affaire soulève des questions sur la vigilance nécessaire au sein des services hospitaliers et rappelle que les actes de malveillance, de harcèlement et de racisme ne sont pas tolérés, quels que soient le statut ou les fonctions des personnes impliquées. Le centre hospitalier de Béziers espère que ces sanctions dissuaderont tout comportement similaire à l'avenir et renforceront la confiance des patients dans le système de santé public.



