Brésil : une loi autorise désormais l'enterrement avec son animal de compagnie à Sao Paulo
Brésil : enterrement avec son animal autorisé à Sao Paulo

Une loi brésilienne révolutionnaire pour les amoureux des animaux

Dans l'État de Sao Paulo au Brésil, une nouvelle disposition législative vient de bouleverser les traditions funéraires en autorisant explicitement les propriétaires à se faire enterrer avec leurs animaux de compagnie. Cette loi, promulguée ce mardi 10 février par le gouverneur conservateur Tarcisio de Freitas, reconnaît officiellement "le lien affectif entre maîtres et animaux", y compris après le décès, permettant ainsi l'inhumation conjointe de chiens et de chats dans le caveau familial.

Un contexte national favorable aux animaux domestiques

Cette initiative législative s'inscrit dans un pays où les animaux de compagnie occupent une place prépondérante. Le Brésil se positionne en effet comme la troisième nation mondiale en termes de population animale domestique, avec quelque 160 millions de compagnons recensés pour 213 millions d'habitants, selon les données précises de l'Institut Pet Brasil. Cette organisation représente plusieurs entreprises spécialisées dans le secteur des soins aux animaux.

L'industrie des services pour animaux connaît d'ailleurs un essor remarquable ces dernières années, avec une prolifération de spas, d'instituts de beauté et d'hôtels dédiés au bien-être des chiens et des chats. Fait significatif : ces structures sont désormais plus nombreuses que la population des moins de 14 ans dans un pays où les taux de natalité affichent une tendance à la baisse constante.

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L'inspiration émouvante derrière la loi

La nouvelle législation trouve son origine dans une histoire particulièrement touchante : celle de Bob Coveiro, surnommé affectueusement "Bob le croque-mort". Ce chien avait vécu pendant dix longues années dans un cimetière de Sao Paulo après l'inhumation de sa maîtresse. À son propre décès, les autorités locales avaient exceptionnellement autorisé son enterrement aux côtés de sa propriétaire, créant ainsi un précédent qui a directement inspiré la loi actuelle.

Une deuxième loi contre les discriminations animales

Cette mesure s'accompagne d'une autre disposition législative significative entrée en vigueur en janvier dans le même État. Cette loi reconnaît l'"intérêt culturel" du "vira-lata Caramelo", terme brésilien désignant les chiens bâtards, dans le but explicite de "combattre les préjugés contre les animaux sans race définie". Ces initiatives législatives successives témoignent d'une évolution notable des mentalités brésiliennes concernant le statut et la protection des animaux.

Une sensibilité nationale croissante

La question du traitement des animaux de compagnie constitue un sujet de préoccupation majeur au Brésil, comme l'a récemment démontré l'émotion nationale suscitée par le décès tragique d'Orelha, un chien battu à mort par des adolescents à Florianopolis dans le sud du pays. L'affaire avait provoqué une indignation telle que même le président Luiz Inacio Lula da Silva s'était publiquement exprimé sur ce drame, soulignant l'importance accordée à ces questions dans le débat public brésilien.

Avec cette loi autorisant les enterrements conjoints, l'État de Sao Paulo consacre juridiquement la relation unique qui unit les Brésiliens à leurs compagnons à quatre pattes, offrant une reconnaissance posthume à des liens affectifs qui transcendent désormais les frontières de la vie.

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