Une affaire complexe mêlant médecine esthétique illégale et violences
La police nationale a mis au jour une affaire peu commune à Montpellier, impliquant des injections illégales de botox, des accusations de harcèlement sur les réseaux sociaux et un passage à tabac en représailles. Une Montpelliéraine de 31 ans et un Grabellois de 35 ans ont été interpellés jeudi 19 février 2026 pour des faits de vol, dégradations et violences physiques sur un homme de 32 ans.
Des accusations réciproques dans un contexte trouble
La jeune femme, qui pratique illégalement des injections de botox, accuse la victime de l'avoir harcelée et dénoncée sur les réseaux sociaux dans le but de faire cesser son activité. Elle affirme avoir identifié son supposé harceleur avec l'aide d'un pirate informatique. Cependant, l'enquête policière a révélé que la Montpelliéraine semblait avoir un lien avec la victime, dont elle connaît l'ex-compagne. L'homme nie catégoriquement ces accusations.
Un règlement de comptes violent et organisé
Quoi qu'il en soit, la suspecte a expliqué avoir effectué un repérage devant le domicile de la victime. Le dimanche 15 février, elle s'y est rendue avec son ami grabellois et un troisième individu en situation irrégulière. Le trio a :
- Fracturé la cave de l'homme
- Volé divers objets
- Crevé les quatre pneus de sa voiture
Le lendemain, alors que la victime s'apprêtait à faire réparer son véhicule, elle a été accostée par le trio. Les deux hommes, encouragés par la jeune femme, lui ont porté des coups. Ils lui ont également volé sa sacoche contenant 11 000 € en liquide, un montant dont l'origine s'est avérée licite après vérification.
Interpellations et suites judiciaires
Les auteurs ont pris la fuite en voiture, mais leur trace a été retrouvée par la police. Les deux principaux suspects ont été interpellés le mardi 17 février, puis déférés au parquet jeudi 19 février en vue d'une convocation par procès-verbal. La victime a subi deux jours d'incapacité totale de travail suite aux violences.
Cette affaire illustre comment des activités illégales, comme la pratique non autorisée de médecine esthétique, peuvent dégénérer en violences graves, avec des conséquences judiciaires significatives pour tous les protagonistes.



