Badiss Bajjou, pionnier présumé des cryptorapts, sera jugé au Maroc
Badiss Bajjou, pionnier des cryptorapts, jugé au Maroc

Badiss Bajjou, le pionnier présumé des cryptorapts, sera jugé au Maroc

Interpellé au Maroc en juin 2025, ce Franco-Marocain de 25 ans originaire des Yvelines est renvoyé aux assises dans le premier dossier français de kidnapping avec demande de rançon en cryptomonnaies. Mais c’est la justice du royaume chérifien qui devra le juger.

Badiss Bajjou a été placé en détention provisoire au Maroc, en attendant une audience dont la date n'a pas été fixée. Il apparaît comme le commanditaire présumé des premiers « cryptorapts » recensés en France. C’était dans le courant de l’été 2023, à une époque où cette appellation n’était pas encore entrée dans le dictionnaire de la criminalité organisée et où le phénomène n’avait pas pris l’ampleur que l’on connaît aujourd’hui.

Une récente note de la Direction nationale de la police judiciaire (DNPJ) a d’ailleurs chiffré l’explosion du phénomène, notamment en France, devenu un pays « leader » en la matière. Entre le 1er juillet 2023 et le 31 décembre 2025, plus d’une quarantaine de kidnappings violents avec demande de rançons sous forme de cryptomonnaies ont été recensés sur l’ensemble du territoire par les services de police et de gendarmerie.

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Ce dossier marque un tournant dans la lutte contre ce type de criminalité, où les victimes sont séquestrées et contraintes de transférer des fonds en cryptomonnaies. La justice marocaine devra se prononcer sur le sort de Badiss Bajjou, tandis que les autorités françaises suivent de près l’évolution de cette affaire emblématique.

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