Cédric Jubillar a finalement avoué être responsable de la disparition de son épouse Delphine, survenue fin 2020 dans le Tarn. Après cinq années de déni, l'homme a reconnu les faits auprès de son avocat, Me Alexandre Martin. « Il y a quelques semaines, il m'a dit, écoutez maître, il faut que je vous dise la vérité, c'est moi », a révélé l'avocat. L'accusé affirme être « à l'origine de la disparition » de sa femme.
Un « crime passionnel » selon la défense
Selon son conseil, Cédric Jubillar décrit un couple « dégradé inexorablement depuis plusieurs mois ». Les tensions auraient culminé lors d'« une énième dispute conjugale » qui a « mal tourné ». L'accusé justifie son silence par sa volonté de « préserver ses enfants de cette vision terrible, de cette mère inanimée ». Il se serait ensuite retrouvé « pris dans un engrenage » dont il n'arrivait plus à sortir.
Me Martin évoque les multiples pressions subies : médiatique, judiciaire, isolement et médicaments. L'avocat qualifie finalement l'affaire de « crime passionnel », des propos qui font polémique. Cette confession intervient à deux mois du procès en appel, dans l'une des « plus grosses affaires criminelles françaises » selon la défense.
Réactions et conséquences
Les déclarations de l'avocat ont suscité de vives réactions, notamment de la part d'associations féministes qui dénoncent l'utilisation du terme « crime passionnel », jugé minimisant pour un féminicide. Le procès en appel de Cédric Jubillar doit se tenir dans deux mois, et cette nouvelle confession pourrait modifier la stratégie de la défense comme de l'accusation.



