Attentats au cocktail Molotov contre le PS landais en 1981-1982
Attentats au cocktail Molotov contre le PS landais

Deux attentats au cocktail Molotov contre le siège du PS landais

Le 11 mai 1982, pour la seconde fois en moins d'un an, le siège de la Fédération des Landes du Parti socialiste était la cible d'un attentat au cocktail Molotov non revendiqué. Cet événement, aujourd'hui oublié, avait pourtant troublé la vie politique locale à l'époque.

Un premier attentat en août 1981

Le premier attentat avait eu lieu le samedi 15 août 1981, quelques mois après la victoire de la gauche à l'élection présidentielle. En pleine nuit, un cocktail Molotov avait été lancé par une fenêtre située au-dessus de la porte d'entrée. Le plafond de la salle d'attente avait fondu sous l'effet de la chaleur provoquée par l'explosion. Il n'y avait pas eu de blessé, car le local était vide en pleine nuit. Les habitations et la clinique voisines n'avaient pas été touchées. Alain Vidalies, alors jeune conseiller général, avait déposé plainte le lendemain. Le président du Conseil général de l'époque, Henri Scognamiglio, et le préfet s'étaient rendus sur place pour constater les dégâts.

Un second attentat le 11 mai 1982

Neuf mois plus tard, le 11 mai 1982, le même siège a été à nouveau visé. En pleine semaine, à 10 h 30, des individus ont arrosé d'essence la porte du siège donnant sur la rue de l'Adjudant-chef-Clapot, puis ont lancé un cocktail Molotov contre la porte principale. Celle-ci a été endommagée, mais les vitres n'ont pas cassé. Aucun blessé n'est à déplorer. Cet attentat a eu lieu exactement un an, jour pour jour, après l'élection de François Mitterrand à l'Élysée.

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Une tournure politique

Aucune revendication n'a été faite pour ces deux attentats. En réaction, les partis et syndicats de gauche ont organisé une manifestation le 14 mai 1982 pour exprimer leur indignation. Jean-Louis Carrère, premier secrétaire du PS local, a déclaré : « Ce rassemblement, qui aurait pu être celui de la joie, est celui du refus. Du refus de la violence allant de l'outrance verbale de la droite jusqu'aux attentats anonymes. Oui au changement que nous avons choisi (en élisant la gauche), non à la violence lâche et provocatrice. » Le ministre Emmanuelli a estimé que ces faits prouvaient que ce ne sont pas les socialistes qui sont intolérants dans le pays. Environ 200 personnes ont participé au cortège de la réprobation. Un message de soutien est parvenu de Paris, en la personne de Paul Quilès, alors secrétaire national au PS.

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