Fusillade sur la plage à Sydney : la mère d’un des tireurs se confie
L’Australie est sous le choc après l’attaque terroriste et antisémite qui a visé dimanche une célébration de Hanoukka sur une plage de Sydney, faisant plusieurs victimes. Les deux assaillants, Sajid Akram, 50 ans, et son fils Naveed, 24 ans, sont au cœur de l’enquête pour comprendre les motivations de ce drame. Ce lundi 15 décembre, l’Australie se réveille sous le choc de l’attaque survenue la veille. Sajid Akram et son fils Naveed se cacheraient derrière l’attaque. Sajid Akram, 50 ans et tué lors de l’assaut, était propriétaire d’un magasin de fruits tandis que son fils, 24 ans et blessé lors des tirs, était maçon de formation mais sans emploi selon The Sydney Morning Herald.
Partis pêcher pour le week-end
Verena Akram, épouse et mère des deux tireurs, s’est exprimée après l’attaque, expliquant que les deux hommes lui avaient dit qu’ils "partaient pêcher" pour le week-end. "Mon fils m’a appelée dimanche et m’a dit : Maman, je viens d’aller nager. J’ai fait de la plongée sous-marine. On va manger maintenant, et puis ce matin, on va rester à la maison parce qu’il fait très chaud", raconte la mère. Elle affirme ne pas reconnaître Naveed sur les images de l’attaque qui circulent et déclare ne pas croire en la culpabilité de son fils.
"C’est un bon garçon"
"Il n’a pas d’arme à feu. Il ne sort même pas. Il ne fréquente pas ses amis. Il ne boit pas, il ne fume pas, il ne va pas dans des endroits mal famés. Il va au travail, il rentre à la maison, il fait du sport et c’est tout. Tout le monde rêverait d’avoir un fils comme le mien. C’est un bon garçon", insiste Verena Akram. Le fils vivait avec ses parents ainsi que son frère de 20 ans et sa sœur de 22 ans. Il était en recherche d’emploi après avoir été licencié lors de son dernier emploi, dans une entreprise qui faisait faillite. Il aurait suivi des études coraniques dans un établissement donnant des cours d’arabe et d’études coraniques, selon des publications du jeune homme, supprimées depuis. Le père était titulaire d’un permis pour six armes à feu, toutes utilisées lors de l’attaque.
Les enquêteurs tentent de déterminer les motivations exactes des assaillants, tandis que l’Australie pleure les victimes de cette attaque antisémite. Un ressortissant français figure parmi les personnes tuées.



