Un atelier de conditionnement de stupéfiants démantelé à Nîmes
Le 8 août 2024, la Brigade anti-criminalité (Bac) de Nîmes a perquisitionné un appartement situé rue Watt, dans le quartier Richelieu. Les forces de l'ordre ont découvert un véritable atelier de conditionnement de stupéfiants, équipé pour la vente au détail et en demi-gros.
Une saisie importante de drogues et d'armes
Lors de cette opération, la police a saisi 13 kilogrammes de cannabis, environ 200 grammes de cocaïne, un fusil à pompe et des cartouches. Les enquêteurs ont également mis la main sur 2 600 euros en argent liquide, soigneusement emballés dans du cellophane, ainsi que sur des documents comptables relatifs aux activités de l'atelier.
L'atelier était équipé d'une balance de précision, de sachets pour le conditionnement, et même d'une caméra de vidéosurveillance. Cette découverte révèle l'organisation méthodique d'un trafic de stupéfiants à une échelle significative.
Six suspects devant la justice
Au total, six personnes – cinq hommes et une femme – ont été renvoyées devant le tribunal correctionnel de Nîmes. Le procès, qui s'est ouvert mardi 17 mars, se déroule dans la salle de la cour d'assises, adaptée pour accueillir des audiences avec de nombreux détenus.
Quatre des prévenus comparaissent depuis le box des détenus, étant incarcérés depuis plusieurs mois. Les accusations portent sur association de malfaiteurs, trafic de stupéfiants, complicité de trafic, non-justification de ressources et blanchiment d'argent.
Un trafic piloté depuis la prison ?
Les investigations ont révélé que l'appartement perquisitionné était attribué à un homme actuellement en détention, suite à une enquête des douanes datant de 2022. Les enquêteurs soupçonnent que le trafic était géré par le neveu de ce détenu, lui-même sous bracelet électronique dans le cadre d'une autre affaire.
Cette affaire a donné lieu à deux vagues d'arrestations en 2024 et 2025, impliquant notamment le Raid lors d'une des opérations. Le juge d'instruction a qualifié cette organisation de "petite entreprise de la came", soulignant son caractère structuré.
Le procès en cours
Le président Edouard Le Jean préside cette audience, tandis que l'accusation est portée par le vice-procureur Jean-Luc Vasserot. Les prévenus sont défendus par les avocats Mes Patrick Gontard, Khadija Aoudia, Louis Dolez et Agathe De Batz.
Le procès, prévu pour une journée, examine les rouages de ce réseau et les responsabilités de chacun des accusés. Les débats se poursuivent devant le tribunal correctionnel de Nîmes, mettant en lumière les mécanismes complexes du trafic de drogue dans la région.



