Assassinat à Alès : trois mises en examen, deux écroués
Assassinat à Alès : trois mises en examen, deux écroués

Le 30 octobre 2025, un homme de 22 ans a été exécuté de sang-froid sur le parking d'un fast-food à Alès, dans le Gard. Trois suspects ont été mis en examen vendredi 3 juillet 2026 par la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille. Deux d'entre eux ont été écroués, tandis que le troisième a été placé sous contrôle judiciaire, une décision que le parquet pourrait contester en appel.

Un guet-apens mortel lié au narcotrafic

Selon les enquêteurs de la police judiciaire de Nîmes (DCOS) et de la section de recherches de Marseille, la victime aurait été attirée dans un piège. Après avoir garé sa voiture, un individu lui a tiré trois balles dans la tête à bout portant, alors qu'il était assis au volant. La mort a été quasi instantanée, les secours n'ayant pu que constater le décès. Les investigations pointent un contexte de narcotrafic, avec une possible reprise en main du deal à Alès par des équipes marseillaises liées à la DZ Mafia. Une source proche de l'enquête évoque une proximité régulière de la victime avec un point de deal, notamment dans le quartier des Cévennes.

Des arrestations et des charges solides

Les suspects ont été interpellés lors de deux séries d'arrestations, en février 2026 puis les 29 et 30 juin 2026. L'un a été arrêté directement, tandis que les deux autres ont été extraits de prison où ils étaient détenus pour d'autres motifs. Après quatre jours de garde à vue, ils ont été présentés au juge d'instruction de la Jirs de Marseille. Les charges retenues incluent l'assassinat en bande organisée, la destruction par moyen dangereux en bande organisée et l'association de malfaiteurs. Les enquêteurs estiment avoir accumulé des preuves solides, même si certains suspects ont choisi de garder le silence.

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Décision judiciaire et perspectives

Le juge des libertés et de la détention a ordonné l'incarcération de deux des mis en examen, mais a laissé le troisième libre sous contrôle judiciaire, malgré les réquisitions du parquet. Ce dernier pourrait faire appel de cette décision et demander un placement en détention devant la chambre de l'instruction. L'affaire, d'une violence rare, devrait être jugée devant la cour d'assises spéciale. Toute personne est présumée innocente jusqu'à ce que la justice ait définitivement statué.

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