Un docker australien a été licencié après avoir été vu au restaurant alors qu'il était en arrêt maladie. La justice a jugé ce renvoi abusif et lui a accordé près de 19 000 euros de dédommagement. L'affaire s'est déroulée à Wollongong, au sud de Sydney. Le 26 janvier dernier, M. Jenkins, employé dans une entreprise de manutention portuaire, a eu la surprise de croiser son patron dans un restaurant. Ce jour-là, il avait présenté un arrêt de travail pour cause de décès de sa tante, affirmant être trop mal pour travailler. Le patron, estimant cette sortie déplacée, a décidé de licencier son salarié pour faute grave et violation du code d'éthique de l'entreprise, avec effet au 7 mars.
Décision de la Fair Work Commission
Refusant de se laisser faire, M. Jenkins a saisi la Fair Work Commission (FWC), l'équivalent des prud'hommes en France. En août dernier, la commission a donné tort à l'entreprise et jugé le licenciement abusif. Le vice-président de la FWC a ordonné la réintégration du salarié dans ses fonctions. De plus, l'entreprise doit verser environ 33 000 dollars australiens, soit un peu moins de 19 000 euros, correspondant aux salaires non perçus depuis le licenciement.
Réactions et implications
Cette décision fait jurisprudence en Australie et soulève des questions sur les limites des arrêts maladie. Selon le Daily Mail, le tribunal a estimé que le fait de dîner au restaurant ne constitue pas nécessairement une violation de l'arrêt maladie, surtout en l'absence de preuve de fraude. L'affaire rappelle que chaque situation doit être évaluée au cas par cas. En France, la question des arrêts maladie et des activités autorisées est également débattue, avec des propositions de loi visant à renforcer les contrôles.



