Arnaque au rétroviseur : deux hommes condamnés pour avoir escroqué des personnes âgées
Arnaque au rétroviseur : des peines de prison ferme

Deux hommes âgés de 36 et 37 ans ont été condamnés ce mardi 22 juillet 2025 par le tribunal correctionnel de Mende pour avoir escroqué des personnes âgées de 76 à 93 ans. Le prévenu de 37 ans, originaire de l'Hérault, a écopé d'un an de prison ferme, tandis que celui de 36 ans, de l'Aude, a été condamné à six ans d'emprisonnement.

Une méthode simple mais redoutable

L'arnaque dite "au rétroviseur" consiste à tracer un trait de craie sur le véhicule de la victime pour simuler un accrochage. Les escrocs abordent ensuite la personne âgée en lui faisant croire à un accident, puis appellent un faux assureur qui les incite à régler l'affaire à l'amiable. Les victimes sont alors accompagnées jusqu'à un distributeur pour retirer de l'argent liquide, entre 1 500 et 2 500 euros.

Des victimes vulnérables ciblées

Entre novembre 2024 et mars 2025, les deux hommes ont commis quatre escroqueries à Marvejols (Lozère), en Haute-Loire, dans le Cher et dans le Puy-de-Dôme. Les victimes, âgées de 76 à 93 ans, ont été repérées après une surveillance pouvant durer jusqu'à trente minutes. Le montant total des préjudices s'élève à 8 600 euros.

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Des regrets tardifs

Lors de l'audience, les deux prévenus, qui avaient nié les faits en garde à vue, ont finalement reconnu leur responsabilité. L'Héraultais de 37 ans a expliqué qu'il était surendetté et qu'il venait de perdre son travail. L'Audois a exprimé sa honte et promis de ne pas récidiver en raison de la naissance de sa fille. Cependant, ce dernier avait déjà été condamné pour des faits similaires en 2018.

Des réquisitions sévères

Le parquet a requis sept ans de prison ferme contre l'Audois, soulignant qu'il avait déjà commis huit escroqueries. Son avocat, Me Font, a plaidé pour une peine mixte avec sursis probatoire, arguant que son client était schizophrène et illettré. "Je pense que mettre une claque à sa femme, c'est plus grave. On reste dans une atteinte aux biens", a-t-il déclaré. Les juges ont finalement condamné l'homme à six ans de prison.

Une peine plus clémente pour le second prévenu

Le second prévenu, défendu par Me Raymond et le bâtonnier de Montpellier Me Martin, a bénéficié d'une peine plus légère. Sans antécédents d'escroquerie et impliqué dans seulement deux des quatre faits, il a été condamné à trois ans de prison dont deux avec sursis probatoire. Les deux hommes devront rembourser solidairement les sommes volées, ainsi qu'un préjudice moral. Ils ont interdiction d'entrer en contact avec les victimes et de se rendre en Lozère pendant trois ans. Ils disposent de dix jours pour faire appel.

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