Annie Philippe, ex-égérie de Claude François, ne paie plus son loyer depuis 2021
Annie Philippe ne paie plus son loyer depuis 2021

Un propriétaire désespéré déploie une banderole contre son illustre locataire

C’est une situation qui plonge un septuagénaire dans l’incompréhension la plus totale. Propriétaire d’un appartement à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine, il voit son bien occupé par Annie Philippe, chanteuse emblématique des années yé-yé et ancienne égérie de Claude François. Depuis 2021, cette dernière ne règle plus aucun loyer, contraignant le bailleur à multiplier les démarches pour récupérer son logement, toutes restées vaines.

Cinq ans de loyers impayés et une banderole accusatrice

Au début du mois, excédé, le propriétaire a pris une mesure radicale en déployant une banderole sur la façade de l’immeuble, comme le rapporte Le Parisien ce mercredi. Le message est sans équivoque : « Cinq ans de loyers impayés ! Et toujours pas de jugement d’expulsion ! 210.000 euros ! Perdu… J’ai 79 ans, dois-je attendre de mourir pour récupérer mon appartement ? ». Cette somme colossale représente les arriérés accumulés, plongeant le bailleur dans une impasse financière et juridique.

Le tribunal refuse l’expulsion, malgré les faits avérés

Dernier coup dur pour le propriétaire : le tribunal de proximité de Boulogne-Billancourt a rejeté sa demande de résiliation du bail et d’expulsion de la locataire. L’appartement de 65 m², doté d’une terrasse avec vue sur le bois de Boulogne, reste ainsi occupé sans contrepartie financière. Annie Philippe, elle-même âgée de 79 ans, ne nie pas les faits. « Si les juges ne décident pas de me mettre dehors, c’est qu’ils doivent avoir une bonne raison, ça fait quatre fois qu’il perd », a-t-elle commenté, faisant référence aux multiples échecs du propriétaire devant la justice.

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Surendettement et condamnation partielle

L’ex-chanteuse a reconnu le non-paiement des loyers, invoquant un manque de moyens financiers. Elle a constitué un dossier de surendettement, qui a permis l’effacement d’une partie de sa dette. Malgré cela, en juin 2023, elle a été condamnée à verser 52.000 euros de loyers et de charges dus, une somme qui reste largement inférieure au total réclamé. « C’est un investisseur, s’il avait été un petit propriétaire qui n’avait que ça pour lui, j’aurais tout fait pour trouver une solution », a confié Annie Philippe, justifiant ainsi son attitude.

Une issue possible : l’expulsion pour un relogement social

Face à cette impasse, le bailleur se dit aujourd’hui prêt à renoncer aux loyers impayés, à une condition : obtenir un jugement d’expulsion. Celui-ci permettrait à Annie Philippe de bénéficier d’un logement social, offrant une issue à ce conflit qui dure depuis des années. Cette affaire met en lumière les difficultés des propriétaires face à des locataires en situation de précarité, ainsi que les lenteurs de la justice dans les procédures d’expulsion.

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