Alès : le procès de l'agresseur présumé renvoyé au 4 décembre
Alès : procès de l'agresseur présumé renvoyé au 4 décembre

Le procès de l'homme accusé d'avoir poignardé celui qui l'hébergeait, dans la soirée du dimanche 2 novembre, s'est tenu ce jeudi 6 novembre au palais de justice d'Alès, dans le Gard. Le prévenu, un Gardois âgé de 34 ans, sans domicile fixe, a été conduit devant le tribunal pour y être jugé en comparution immédiate. Cependant, il a sollicité un délai pour préparer sa défense, ce qui a conduit au renvoi de l'audience.

Un prévenu en état de récidive

Sorti de détention fin juillet, cet homme était en état de récidive au moment des faits. Incarcéré depuis le 4 novembre, il a demandé un renvoi et une expertise psychiatrique, une requête soutenue par son avocat. Ce dernier a évoqué "une situation particulière", précisant que son client avait engagé une procédure pour un placement sous tutelle ou curatelle et avait déjà effectué plusieurs séjours en psychiatrie.

Le parquet ne s'oppose pas au renvoi

Le substitut Quentin Larroque n'a pas formulé d'opposition au renvoi ni à une nouvelle expertise, estimant qu'elle apporterait "des éléments contemporains". La victime, touchée sur la partie haute du corps, bénéficie de 14 jours d'interruption totale de travail (ITT). Le prévenu compte douze mentions sur son casier judiciaire.

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Les déclarations du prévenu

Lors de l'audience, le trentenaire a déclaré : "Ça n'allait pas bien pour moi. Je m'en veux énormément. Je veux être soigné." Il a ajouté : "J'ai des problèmes d'émotion ; j'ai du mal à contrôler mes nerfs. Et quand j'ai bu, ça accentue cela..." Les faits se sont déroulés lors d'une altercation sous fond d'alcool.

Le maintien en détention requis

Le ministère public a requis le maintien en détention, s'appuyant sur une récente expertise psychiatrique qui indique que "les mesures en milieu ouvert sont vouées à l'échec". La défense, représentée par Me Gilbert Bekale, espérait un contrôle judiciaire, arguant que la détention provisoire n'aurait pas été demandée si son client n'était pas sans abri. Me Bekale a balayé les risques de réitération et de fuite.

Le prévenu a promis de se présenter à la justice s'il était libéré, mais cette promesse n'a pas suffi. Il a été maintenu en détention provisoire jusqu'à son procès, fixé à l'après-midi du 4 décembre.

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