Alopécie : Guillaume raconte la perte de ses poils à 25 ans
Alopécie : Guillaume raconte la perte de ses poils

Guillaume, 42 ans, a vu disparaître à l'âge de 25 ans sa barbe, ses sourcils, ses cheveux, puis tous ses poils. Dans un témoignage publié par « Le Nouvel Obs » le 3 septembre 2026, il raconte l'angoisse des premiers mois, les traitements essayés et l'acceptation progressive d'une apparence imposée par la maladie. Propos recueillis par Cyriaque de Laage.

Les premiers signes : des trous dans la barbe et des moqueries

Guillaume se souvient : « J'avais environ 25 ans quand j'ai remarqué les premiers trous dans ma barbe de trois jours, pourtant assez fournie. » Sur le moment, cela ne l'a pas dérangé outre mesure. Il a simplement décidé de raser sa barbe pour que ces trous ne soient plus visibles. Un jour, un homme s'est moqué de lui, affirmant qu'il se faisait des traits au rasoir dans les sourcils, comme certains rappeurs. Guillaume l'a mal pris, sans comprendre de quoi il parlait. Le soir même, il a découvert que ses sourcils commençaient également à tomber.

Le diagnostic d'alopécie et l'incertitude sur l'évolution

Le dermatologue a immédiatement diagnostiqué une alopécie, un terme médical désignant la perte temporaire ou définitive, partielle ou totale, des cheveux ou des poils. La maladie était bénigne, mais le médecin ignorait comment elle évoluerait : les poils de Guillaume pouvaient repousser, continuer à disparaître ou ne jamais revenir. Cette incertitude a marqué les premiers mois, marqués par l'angoisse et l'essai de plusieurs traitements.

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Une perte vécue sans perte d'identité ni de masculinité

Guillaume n'a pas vécu cette transformation comme une perte d'identité ou de masculinité. Il explique : « La maladie est arrivée alors que j'étais adulte et que je m'assumais déjà. » Cette maturité lui a permis d'aborder la perte de ses poils avec davantage de recul. Progressivement, il a accepté une apparence imposée par la maladie, sans que cela ne remette en cause son image de lui-même.

Ce témoignage s'inscrit dans une série de « Le Nouvel Obs » intitulée « Mes poils et moi », qui donne la parole à des personnes confrontées à des problématiques liées aux poils. Laura, 19 ans, y confiait son envie de raser tout poil apparaissant sur son corps, tandis que Manon, 22 ans, expliquait comment ne plus s'épiler l'avait libérée d'une charge mentale. Le récit de Guillaume apporte un éclairage complémentaire sur le rapport au corps et à l'apparence lorsque la maladie impose une transformation physique.

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