Un prévenu absent jugé pour recel de véhicule volé à Alès
Ali H., un homme de 23 ans au lourd passé judiciaire, a été condamné à six mois de prison ferme pour recel d'un véhicule volé lors d'un cambriolage survenu dans le secteur d'Alès. Cette peine s'ajoute à une condamnation antérieure de trente-huit mois de prison pour trafic de stupéfiants, prononcée en décembre dernier à Cendras. Le prévenu fait également l'objet d'une instruction criminelle pour actes de torture et barbarie, avec un nouveau procès à venir.
Une audience en l'absence du prévenu
L'audience, initialement prévue en visioconférence, s'est tenue sans la présence d'Ali H., qui s'était rétracté après avoir accepté de comparaître à distance. Le tribunal et le procureur de la République d'Alès, Abdelkrim Grini, ont décidé de juger l'affaire malgré cette absence. Le conseil de permanence, Me Karim Derbal, n'a pas pu assurer la défense, n'ayant pas pu s'entretenir avec son client.
Dans la salle d'audience, la victime du cambriolage avait posé une journée de travail pour témoigner. Elle a décrit le préjudice financier et le traumatisme psychologique subis par sa famille. "Je déplore l'absence du prévenu. Je vois bien qu'il n'assume pas ses responsabilités", a-t-elle déclaré, soulignant l'impact de l'intrusion à domicile.
Les faits du cambriolage et l'interpellation
Le cambriolage s'est produit le 24 juin, peu avant les vacances. Les auteurs ont forcé le portail du garage, fouillé l'entrée du domicile, trouvé les clés du véhicule et sont partis avec. La victime a expliqué les conséquences : annulation de réservations, frais de transport supplémentaires, et nécessité d'une prise en charge psychologique pour les enfants, choqués par l'événement.
Quelques jours après le vol, les policiers ont localisé le véhicule du côté du Moulinet. Ali H. et un mineur ont été contrôlés alors qu'ils tentaient de jeter des objets sous une plaque d'égout. Les forces de l'ordre ont retrouvé les clés de la voiture, un tournevis et des gants. Les suspects ont contesté le vol mais ont concédé être montés dans le véhicule et l'avoir conduit.
La réquisition du procureur et la condamnation
Pour le procureur Abdelkrim Grini, la culpabilité ne faisait aucun doute. Il a requis une peine de dix à douze mois de prison. Le tribunal a finalement condamné Ali H. à six mois de prison ferme. Cette décision s'ajoute à son palmarès judiciaire déjà bien fourni, avec trente-huit mois de prison pour trafic de stupéfiants et une procédure en cours pour des faits graves de torture et barbarie.
Cette affaire illustre les défis de la délinquance locale et les répercussions profondes des cambriolages sur les victimes, tant sur le plan financier que psychologique.



