Une nouvelle arnaque par email cible les contribuables
À quelques jours de l'ouverture de la campagne 2026 des impôts, une nouvelle arnaque par email circule activement. Le Figaro alerte les internautes sur ces tentatives d'hameçonnage (phishing) qui se font passer pour le Trésor public.
Un email trompeur qui crée l'urgence
Le message frauduleux, intitulé « Dernier rappel avant exécution de la Saisie Administrative (SATD) », utilise une formulation crédible pour tromper les destinataires. Capital rappelle qu'il existe effectivement une procédure permettant à l'administration de récupérer une somme due directement auprès d'un tiers, le plus souvent une banque.
Le contenu du message vise spécifiquement à créer un sentiment d'urgence, caractéristique de ce type d'escroquerie : « Le délai accordé pour le paiement de votre amende forfaitaire de 343,01 euros expire ce jour. À l'issue de ce délai, le Trésor public appliquera automatiquement la majoration légale, portant votre dette à 675 euros ».
Les administrations ne demandent jamais de données bancaires par email
En réalité, ce type de démarche ne passe jamais par email. Les notifications officielles sont généralement envoyées par courrier postal. Le site cybermalveillance.gouv.fr insiste sur ce point crucial : « Aucune administration ou société commerciale sérieuse ne vous demandera vos données bancaires ou vos mots de passe par message électronique ».
Comment réagir face à cette arnaque ?
L'objectif de ces messages frauduleux est clair : tromper les destinataires pour les inciter à transmettre des données personnelles ou bancaires. Le ministère de l'Intérieur, qui a relayé l'alerte sur les réseaux sociaux, donne des consignes précises :
- Ne pas répondre à l'email
- Ne pas cliquer sur les liens contenus dans le message
- Ne transmettre aucune information de paiement
- Supprimer immédiatement le message
Que faire si vous avez été victime ?
Si vous avez malheureusement été piégé par cette arnaque, plusieurs actions sont recommandées :
- Faire opposition immédiatement auprès de votre banque
- Conserver toutes les preuves, notamment le message reçu
- Porter plainte au commissariat de police ou à la gendarmerie
- Changer sans délai tous vos mots de passe compromis
Cette alerte intervient à un moment particulièrement sensible, alors que de nombreux contribuables s'apprêtent à régler leurs impôts. La vigilance reste la meilleure protection contre ces tentatives de phishing de plus en plus sophistiquées.



