Agression gratuite à Montpellier : deux hommes condamnés à deux ans de prison
Agression à Montpellier : deux ans de prison

Dans la nuit du 21 au 22 mai, rue du Mas-Saint-Pierre dans le quartier Tournezy à Montpellier, un homme de retour du travail a été victime d'une agression gratuite pour une cigarette refusée. Alors qu'il s'était arrêté pour acheter à manger, trois individus l'ont abordé pour lui demander une cigarette. Devant son refus, le ton est monté. La victime a tenté de calmer l'un des agresseurs en posant la main sur son épaule, mais les deux autres se sont jetés sur lui, le rouant de coups. Il a perdu connaissance avant de se relever et d'appeler la police.

Des blessures graves

L'agression a laissé des séquelles : sept points de suture au front, causés par un coup-de-poing américain, et une arcade gonflée après plusieurs coups de poing. La victime s'est vue prescrire un jour d'incapacité totale de travail (ITT).

Interpellation des suspects

Grâce au signalement précis de la victime, une patrouille de police a rapidement interpellé deux suspects, Omar et Amine, âgés de 26 et 29 ans, dans une BMW grise stationnée à proximité. Placés en garde à vue, ils ont nié les faits. Un troisième individu n'a pas été identifié. Le propriétaire du véhicule, initialement interpellé, a été mis hors de cause car son téléphone bornait ailleurs au moment des faits, ce qui a suscité la colère de Me Emmanuel Pons, avocat de la défense : "Vous ne vous rendez pas compte, mais ça va faire jurisprudence. Tous les dealers vont s'y engouffrer. Ils vont aller trafiquer en laissant leur portable à la maison."

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Comportement agressif en garde à vue

Si Amine s'est montré coopératif, Omar a insulté et menacé de mort deux agents de la police technique et scientifique venus effectuer des prélèvements. Il a reconnu les faits en expliquant : "Je venais d'avoir un accident quelques minutes avant qu'on m'arrête. J'ai été victime d'un aquaplaning. Je regrette de m'être comporté ainsi."

Des versions contradictoires

À la barre, les deux prévenus ont affirmé ne pas connaître la victime. L'avocate de la partie civile a rétorqué : "Quel intérêt aurait mon client, qui s'en sort avec un jour d'ITT, de pointer du doigt deux innocents ?" Me Pons a contre-attaqué : "Il n'y a pas d'images de vidéosurveillance et le poing américain n'a pas été retrouvé. C'est la parole de l'un contre celle des autres."

Un prévenu en "pause de vie"

L'audience a été marquée par un échange surprenant entre la présidente et Amine. Interrogé sur sa profession, il a répondu : "Là, je suis en pause…" Puis il a expliqué : "Je fais des pauses. Je travaille, je prends le chômage, je retravaille, je reprends le chômage… etc." La magistrate a ironisé : "Ce serait bien que vous travailliez tout le temps."

Les peines prononcées

Les deux hommes ont été condamnés à deux ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique, avec un sursis probatoire de deux ans. Ils ont interdiction d'entrer en contact avec la victime, obligation de l'indemniser et de travailler. Amine devra effectuer 120 heures de travail d'intérêt général (TIG). Tous deux ont interdiction de détenir une arme pendant cinq ans. Les intérêts civils seront examinés le 19 janvier.

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