Agressé par deux CRS à Nice, il témoigne : « Ils m'ont jeté au sol et frappé »
Agressé par deux CRS à Nice, il témoigne : « Ils m'ont jeté au sol et frappé »

Deux CRS en déplacement à Nice ont été placés en garde à vue mercredi pour « violences aggravées et vol aggravé », a annoncé le procureur Damien Martinelli. Les faits se sont déroulés le week-end dernier dans le quartier de l’Ariane. La victime, Sabri, 22 ans, a accepté de témoigner à sa sortie de l’hôpital.

Le récit de l’agression

Après une soirée entre amis, Sabri est déposé devant son immeuble. Sous l’emprise de l’alcool, il décide de s’installer dans son camion pour « dessoûler ». Au téléphone, il est en pleine altercation verbale avec son interlocuteur lorsqu’il croise deux hommes. « Ils ont cru que je les insultais, alors que je parlais au téléphone. Eux aussi semblaient ivres », explique-t-il.

Malgré ses tentatives d’explication, la situation dégénère. Seul face à deux individus, il tente de s’enfuir mais est rattrapé, plaqué contre une voiture, puis jeté au sol. « Ils m’ont jeté aux sols et m’ont frappé. J’ai des bleus partout », raconte-t-il.

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Des séquelles physiques et psychologiques

Ce jeudi matin, Sabri avait rendez-vous au CHU de Nice pour faire constater ses blessures. « J’ai des bleus, des ouvertures partout sur le corps, au dos, aux genoux, aux bras… », énumère-t-il. Il affirme que ses agresseurs lui ont arraché des poignées de cheveux alors qu’il était maintenu au sol.

Le jeune homme appelle au secours, espérant l’intervention de la police. C’est alors que ses agresseurs lui affirment être eux-mêmes policiers. « Ce qui me choque le plus, c’est que ce sont des CRS. En bas de chez moi, là où je me pensais en sécurité », confie-t-il, encore incrédule.

Un vol durant l’agression

Sabri affirme également avoir été victime de vol durant l’agression. Pour lui, l’issue aurait pu être fatale : « Si ça s’était passé à l’intérieur de l’immeuble, sans témoin, ils m’auraient laissé pour mort. »

Les deux fonctionnaires de police, nés en 1998 et 1999, se sont présentés mercredi aux services de police avec leur hiérarchie avant d’être placés en garde à vue. L’enquête se poursuit pour faire toute la lumière sur ces faits.

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