Nouvelles répliques sismiques en Afghanistan : 10 blessés supplémentaires
Afghanistan : 10 blessés dans de nouvelles répliques sismiques

La terre tremble à nouveau en Afghanistan. Dans la nuit du jeudi 4 au vendredi 5 septembre 2025, au moins cinq répliques sismiques d'une magnitude moyenne de 5 ont secoué le pays, provoquant des scènes de panique et faisant dix nouveaux blessés, selon un responsable local. L'est de l'Afghanistan est toujours paralysé après le séisme le plus meurtrier de son histoire récente, survenu dimanche soir.

Dix blessés supplémentaires dans huit provinces

Les secousses ont été ressenties dans huit provinces de l'est du pays, notamment dans les régions de Nangarhar, Laghman et Kounar, les plus touchées par le tremblement de terre de dimanche. Mohammed Hamad, porte-parole de l'Autorité de gestion des catastrophes, a déclaré à l'AFP que « dix blessés ont été recensés » lors de ces nouvelles répliques.

Un bilan humain déjà très lourd

Dimanche aux alentours de minuit, un séisme de magnitude 6 avait ravagé la province de Kounar ainsi que des villages des provinces voisines de Laghman et Nangarhar. Depuis, une dizaine de répliques puissantes ont été enregistrées par les sismologues, ressenties parfois jusqu'à Kaboul ou Islamabad, la capitale du Pakistan voisin. Selon le dernier bilan des autorités talibanes, plus de 2 200 personnes ont été tuées, près de 4 000 blessées et environ 7 000 maisons se sont effondrées. Les recherches se poursuivent, car des villages sont toujours isolés en raison d'éboulements et de glissements de terrain. Les autorités préviennent que ces chiffres pourraient encore évoluer.

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Des milliers de familles vivent dans la peur

Des milliers de familles survivent désormais dans des champs ou dans les rues, soit par crainte que leur toit ne s'effondre, soit parce que leur maison a été détruite. Chaque nouvelle secousse provoque l'angoisse parmi les rescapés. Dans la province de Laghman, un haut fonctionnaire, Abdul Malik Niazi, rapporte « des scènes de panique et des bousculades » lors des répliques.

Enamullah Safi, un cuisinier de 25 ans vivant dans le district de Chapa Dara, frontalier de celui de Nourgal où les pires dégâts ont été signalés, témoigne : « Je n'ai pas pu dormir de la nuit parce que j'avais trop peur. Il a fait froid cette nuit mais on est obligés de partager une couverture à deux ou trois personnes. »

La situation reste critique dans l'est de l'Afghanistan, où les besoins humanitaires sont immenses. Les autorités et les organisations internationales tentent d'acheminer de l'aide, mais l'accès à certaines zones reste difficile.

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