Affaire Narumi : Nicolas Zepeda condamné à perpétuité dix ans après la disparition
Affaire Narumi : perpétuité pour Nicolas Zepeda

Affaire Narumi : la justice française condamne Nicolas Zepeda à la prison à perpétuité

Ce jeudi 26 mars, la cour d'assises du Rhône, siégeant à Lyon, a rendu son verdict dans l'affaire Narumi Kurosaki. Le Chilien Nicolas Zepeda, âgé de 36 ans, a été condamné à la prison à perpétuité pour l'assassinat de son ex-petite amie japonaise, survenu en 2016 à Besançon. Cette décision intervient après plus de dix ans d'enquête et de procédure judiciaire, marquée par l'absence persistante du corps de la victime.

Une culpabilité établie "au-delà de tout doute raisonnable"

Le président de la cour, Eric Chalbos, a lu le verdict en soulignant que les magistrats étaient convaincus "au-delà de tout doute raisonnable" de la culpabilité de Nicolas Zepeda. L'accusé a été reconnu coupable d'avoir tué avec préméditation Narumi Kurosaki et d'avoir "fait disparaître son corps". Malgré les dénégations répétées de l'intéressé, qui a toujours nié son implication, la justice a considéré les preuves comme suffisantes pour prononcer la peine maximale.

Lors du procès, le parquet avait requis trente ans de réclusion criminelle, mais la cour a finalement opté pour une sanction plus sévère, estimant que les circonstances du crime justifiaient une condamnation à perpétuité. Cette affaire, qui a défrayé la chronique judiciaire française et internationale, repose sur des éléments indirects et des témoignages, le corps de Narumi Kurosaki n'ayant jamais été retrouvé depuis sa disparition en 2016.

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Un crime qui a ému l'opinion publique

Narumi Kurosaki, une étudiante japonaise de 21 ans, avait disparu dans des conditions mystérieuses à Besançon, où elle poursuivait ses études. L'enquête avait rapidement orienté les soupçons vers Nicolas Zepeda, son ex-petite amie chilien, avec qui elle entretenait une relation conflictuelle. Les investigations ont révélé des tensions entre les deux jeunes gens, ainsi que des indices pointant vers un meurtre prémédité.

Le procès en appel, qui s'est tenu à Lyon, a permis de réexaminer l'ensemble des pièces du dossier. Les avocats de la défense ont plaidé l'innocence de leur client, arguant de l'absence de preuve matérielle directe, mais la cour a jugé que les éléments circonstanciels étaient suffisamment concordants pour établir la responsabilité de Nicolas Zepeda. Cette condamnation marque la fin d'un long processus judiciaire, mais laisse en suspens la question du sort exact de Narumi Kurosaki, dont la famille attend toujours des réponses.

L'affaire a suscité une forte émotion, tant en France qu'au Japon et au Chili, mettant en lumière les difficultés des enquêtes criminelles en l'absence de corps. La décision de la cour d'assises du Rhône souligne la détermination de la justice française à poursuivre et sanctionner les crimes les plus graves, même lorsque les preuves sont indirectes. Les prochaines étapes pourraient inclure un pourvoi en cassation, mais pour l'instant, Nicolas Zepeda purge sa peine de prison à perpétuité.

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