Affaire Émile : une campagne de prélèvements ADN lancée au Haut-Vernet
Plus de deux ans et demi après la mort tragique du petit Émile, les investigations se poursuivent avec une nouvelle phase cruciale. Les juges d'instruction en charge du dossier ont ordonné ce jeudi une campagne de prélèvements ADN ciblant plusieurs dizaines de personnes, selon les informations révélées par Le Parisien.
Une opération de grande ampleur
Cette campagne concerne spécifiquement :
- Les résidents permanents du Haut-Vernet, le hameau où l'enfant a été vu pour la dernière fois
- Les vacanciers présents dans la région au moment des faits
- Toutes les personnes de passage dans ce secteur des Alpes-de-Haute-Provence lors de la disparition
Les prélèvements sont programmés pour le printemps prochain et se dérouleront dans les locaux d'une gendarmerie située à proximité immédiate du Haut-Vernet. Il est à noter que quatre habitants du village ont déjà effectué le test ces derniers jours, anticipant ainsi la procédure officielle.
Exclusion des membres de la famille
Les proches d'Émile ne sont pas concernés par cette nouvelle vague de prélèvements. En effet, ils avaient déjà fourni leurs échantillons ADN au tout début de l'enquête, permettant ainsi d'établir des références génétiques familiales.
L'objectif principal de cette opération est clair : comparer les traces ADN étrangères à la famille qui ont été découvertes sur les vêtements de l'enfant en mars 2024. Ces traces, toujours non identifiées, représentent un élément capital dans la résolution de cette affaire.
Contexte procédural
Cette décision intervient après que les avocats des grands-parents et de leurs deux enfants aient déposé, fin janvier, près de vingt demandes d'actes complémentaires auprès des juges d'instruction d'Aix-en-Provence. Ces demandes incluaient spécifiquement un recueil plus massif des ADN des personnes présentes dans le hameau au moment des événements.
En février dernier, Me Julien Pinelli, l'avocat de la grand-mère d'Émile, avait déjà exprimé son soutien à une telle initiative, estimant que des prélèvements ADN au Haut-Vernet lui « semblaient opportun au regard des investigations qui ont été conduites ».
Rappelons que les deux enfants des grands-parents avaient été placés en garde à vue en mars 2025 pour homicide volontaire et recel de cadavre, avant d'être relâchés faute de charges suffisantes. Cette nouvelle phase d'investigation démontre la détermination des autorités judiciaires à élucider les circonstances de cette disparition qui continue de bouleverser l'opinion publique.



