Un juge fédéral américain a rejeté, mardi 25 août 2026, la demande d'annulation de la condamnation de Ghislaine Maxwell, confirmant ainsi sa peine de 20 ans de prison pour trafic sexuel de mineures. Cette décision met fin à l'espoir de l'ex-compagne de Jeffrey Epstein de voir son procès annulé en raison de l'accord d'immunité conclu en 2007 avec les procureurs de Floride.
Le rejet de la demande d'annulation
La juge Alison Nathan, de la cour fédérale de Manhattan, a estimé que l'accord de non-poursuite signé en 2007 par les procureurs fédéraux de Floride avec Jeffrey Epstein ne protégeait pas Ghislaine Maxwell. Selon la magistrate, ce document ne mentionnait pas explicitement la Française, et il ne pouvait donc pas être invoqué pour annuler sa condamnation.
L'avocat de Ghislaine Maxwell, Arthur Aidala, avait plaidé que son client avait bénéficié de l'immunité accordée à Epstein, mais la juge a jugé que cette argumentation était infondée. La décision de la juge Nathan s'appuie sur une jurisprudence stricte concernant les accords de non-poursuite, qui ne peuvent s'appliquer qu'aux personnes nommément désignées.
Les détails de la condamnation
Ghislaine Maxwell, âgée de 64 ans, avait été reconnue coupable en décembre 2021 par un jury de New York de cinq chefs d'accusation, dont le trafic sexuel de mineures. Elle a été condamnée à 20 ans de prison, une peine qu'elle purge actuellement dans une prison de Floride.
Les faits reprochés remontent aux années 1990 et 2000, lorsque Ghislaine Maxwell aurait recruté et préparé des adolescentes pour Jeffrey Epstein. Les victimes, âgées de 14 à 17 ans, témoignaient de séances de massage qui dégénéraient en agressions sexuelles. La juge Nathan a souligné que la gravité des faits justifiait le maintien de la peine.
Les réactions et la suite
Les avocats de Ghislaine Maxwell ont annoncé leur intention de faire appel de cette décision devant la cour d'appel fédérale. Ils estiment que la juge a commis une erreur de droit et espèrent obtenir une révision du jugement. Les représentants des victimes, quant à eux, ont salué une décision "juste et équitable" qui confirme la responsabilité de l'accusée.
Cette décision intervient alors que d'autres procédures liées à l'affaire Epstein sont en cours, notamment contre la banque JPMorgan Chase, accusée d'avoir fermé les yeux sur les agissements de son client. La justice américaine continue de faire la lumière sur ce vaste réseau de trafic sexuel qui a impliqué des personnalités influentes.



