Affaire Epstein : un échange électronique révèle des liens troublants avec une Française
Affaire Epstein : échange électronique troublant avec une Française

Affaire Epstein : des échanges électroniques révèlent des liens troublants avec une Française

Parmi les centaines de milliers de documents issus de l'affaire Jeffrey Epstein publiés par le gouvernement américain, un échange électronique datant de janvier 2010 attire particulièrement l'attention. Cet échange met en lumière des communications entre une Française, prénommée Ludivine (son prénom a été modifié), et le financier new-yorkais Jeffrey Epstein, aujourd'hui reconnu comme un criminel sexuel.

Le contenu des messages électroniques

Le 8 janvier 2010, Ludivine écrit à Jeffrey Epstein : « Ai essayé d'appeler… Ai rencontré hier une nouvelle chatte de Russie… Elle va m'envoyer des photos… 22 [ans] pas d'agence… ». Quatre jours plus tard, le 12 janvier, elle poursuit dans un second message : « Notre nouvelle amie est plus intelligente que je ne m'y attendais (…). A l'air d'être une fille sympa… (…) Elle veut gagner de l'argent en faisant du mannequinat et en jouant la comédie (tellement original). »

L'autrice supposée de ces lignes est elle-même une ancienne mannequin et actrice qui réside actuellement à Paris. À l'époque de ces courriels, Ludivine, qui a entretenu une relation intime avec Jeffrey Epstein, vivait à New York et travaillait comme mannequin pour l'agence MC2. Cette agence était dirigée par Jean-Luc Brunel, le grand ami français du criminel sexuel américain, lui-même impliqué dans des affaires similaires.

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Les implications potentielles

Ces messages électroniques soulèvent des questions cruciales sur le rôle potentiel de Ludivine dans le réseau de Jeffrey Epstein. A-t-elle servi de rabatteuse pour le financier, participant ainsi au gigantesque trafic sexuel qu'il avait mis en place ? Ce trafic opérait notamment à Paris, où Epstein possédait un appartement, et impliquait souvent de jeunes femmes recrutées pour le mannequinat.

Les termes utilisés dans les messages – évoquant une jeune Russe de 22 ans sans agence et désireuse de gagner de l'argent – correspondent aux méthodes de recrutement documentées dans l'affaire Epstein. Cela laisse planer un doute sérieux sur la nature des activités de Ludivine à cette époque.

La réaction de l'intéressée

Contactée par téléphone par Le Monde, Ludivine a catégoriquement nié l'authenticité de ces messages. Elle affirme que « ces mails sont des faux » et qu'elle a été victime d'un piratage. Cependant, la conversation a été brusquement interrompue, l'intéressée semblant visiblement gênée par les questions posées.

Cette réaction rapide et défensive ajoute une couche supplémentaire de mystère à cette affaire déjà complexe. Les documents judiciaires américains continuent de révéler des éléments troublants sur l'étendue du réseau de Jeffrey Epstein et de ses associés, dont Jean-Luc Brunel.

L'enquête internationale sur les activités criminelles de Jeffrey Epstein et de son cercle proche se poursuit, avec de nouvelles révélations qui émergent régulièrement des archives judiciaires. Les implications de ces découvertes pour les personnes impliquées, en France et à l'étranger, restent à déterminer par les autorités compétentes.

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