Un accident violent sur la route de la plage
Le 15 août 2025, vers 17h45, un couple de retraités rentrait tranquillement à vélo de la plage de Maguelone, à Villeneuve-lès-Maguelone, près de Montpellier. Leur promenade idyllique a tourné au cauchemar lorsque le petit train touristique du Pilou est apparu en face d'eux.
"Mon mari roulait doucement devant moi, du côté droit, mais il n'a rien pu faire pour l'éviter", raconte la septuagénaire, témoin direct de l'accident. Le deuxième wagon du train touristique a percuté de plein fouet son époux âgé de 73 ans.
Des blessures impressionnantes
Dans son dépôt de plainte, la victime décrit la violence du choc : "J'ai tapé avec ma tête sur le plexiglas du petit train. J'étais plein de sang et j'ai vu que mon nez pendait, je le tenais dans ma main." Les secours ont rapidement pris en charge le cycliste pour le transporter à l'hôpital Lapeyronie de Montpellier.
Opéré dans la nuit même, l'homme a subi un traumatisme crânien nécessitant 83 points de suture répartis sur son visage et son crâne :
- 50 points sur le nez
- Une quinzaine sur la joue
- Cinq au front
- Neuf au cuir chevelu
- Quatre à la lèvre
"Heureusement que c'est un ancien rugbyman", souligne son épouse. "Il a encaissé le choc. Après avoir fait de la rééducation, il n'a plus de séquelles aujourd'hui. Mais moi je n'aurais pas survécu à un tel accident."
Une procédure judiciaire complexe
Malgré le dépôt de plainte à la gendarmerie de Villeneuve-lès-Maguelone, l'affaire a été classée sans suite au pénal par le parquet. Cet échec n'a pas découragé le couple qui poursuit désormais la procédure devant la justice civile.
Maître Francis Tour, avocat du couple, explique : "Cela n'empêche pas la poursuite d'une procédure devant le juge civil, lorsque la loi l'autorise, ce qui est le cas pour les accidents de circulation."
L'avocat a tenté à plusieurs reprises d'obtenir une réponse de la Métropole de Montpellier : "J'ai adressé deux mises en demeure à la Métropole (les 15 novembre et 21 janvier) qui sont restées sans réponse. Je vais donc être contraint de saisir la justice en référé."
Des difficultés administratives
L'épouse de la victime dénonce également les obstacles rencontrés : "Ça a également été compliqué avec la Métropole pour avoir les coordonnées de leur compagnie d'assurances. Heureusement que la commune de Villeneuve nous a aidés."
Elle insiste sur la motivation du couple : "Dans cette affaire, le but n'est pas d'obtenir une réparation financière mais que justice soit faite."
Un traumatisme durable
L'accident a laissé des traces psychologiques profondes. La conductrice du petit train est repartie immédiatement après le choc et a continué à travailler jusqu'à la fin de la saison touristique.
"Tout est allé très vite après le choc", se souvient l'épouse. "Moi, je n'ai pas remis les pieds à la plage depuis, je suis traumatisée."
Une plaque blanche a été installée à l'endroit exact de la collision, rappelant silencieusement la violence de cet accident qui continue de hanter les victimes plus d'un an après les faits.



