Saisonnier condamné pour agression sexuelle à La Grande-Motte
8 mois ferme pour agression sexuelle à La Grande-Motte

Un saisonnier condamné pour agression sexuelle à La Grande-Motte

Un saisonnier de 42 ans a été condamné ce vendredi 19 septembre à 18 mois de prison, dont huit ferme, pour une agression sexuelle commise le 22 mai dernier dans une résidence d’hébergement provisoire de La Grande-Motte. La victime, âgée de seulement 18 ans, était une collègue de travail hébergée dans la chambre voisine.

Des faits survenus dans un centre pour saisonniers

David, le prévenu, sans domicile fixe, a été interpellé après le dépôt de plainte de la jeune femme. Ce jour-là, profitant de l’absence des deux colocataires de la victime et d’un balcon commun, il est entré dans sa chambre, s’est assis sur son lit et a commencé à lui caresser les jambes. Il nie être remonté jusqu’au sexe. La victime, tétanisée, a réussi à alerter par message l’un de ses amis, qui est rapidement remonté. Mais après son départ, David est revenu et s’est montré plus insistant, avant de s’interrompre pour aller travailler.

« Le silence ne vaut pas consentement »

À la barre, David a tenté de minimiser ses actes : « Ça s’est fait machinalement. À aucun moment elle n’a essayé de retirer mes mains. J’étais en recherche d’affection plus qu’autre chose. » La présidente du tribunal lui a rappelé : « Cela aurait pu être votre fille. Le silence, ça n’équivaut pas au consentement. » Elle a également mentionné trois condamnations antérieures pour appels téléphoniques malveillants.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

La victime traumatisée

La jeune fille, à la silhouette gracile, s’est constituée partie civile. Son avocate a déclaré : « C’est une personne qui n’a pas la maturité d’une personne majeure. Elle n’a pas repris le travail ensuite et est encore traumatisée. » La représentante du parquet a requis 24 mois de prison dont six avec sursis, estimant que « l’atteinte sexuelle est caractérisée » et que la différence d’âge justifiait une incarcération.

La défense plaide la relaxe

Me Laëtitia Leroy-Swed, avocate de David, a plaidé la relaxe avec retenue, arguant que les seuls éléments objectifs étaient les déclarations et que l’atteinte sexuelle était impossible à caractériser. Malgré cela, le tribunal a reconnu David coupable et l’a condamné à 18 mois de prison, dont 10 mois assortis du sursis, avec obligation de soins et de travailler. David, en détention provisoire depuis fin mai, reste incarcéré.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale