La cour criminelle de l'Hérault a condamné ce jeudi 23 octobre William Charif à une peine de 8 ans de prison pour la mort d'Aymen, 13 ans, survenue après la demi-finale de la Coupe du monde France Maroc, le 14 décembre 2022. L'accusé a été reconnu coupable de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. L'avocat général avait requis 12 ans de réclusion criminelle.
Les faits
Ce soir-là, William Charif, bien que sans permis de conduire, avait paradé en voiture pour fêter la victoire de la France, en affichant un drapeau tricolore. Celui-ci a été arraché par des individus. Pris de panique, se sentant menacé, il a brusquement démarré et percuté trois jeunes gens, dont Aymen, qui n'a pas survécu à ses blessures.
Les déclarations de l'accusé
En fin d'audience, l'accusé a déclaré : "J'ai un seul mot à ajouter, excusez-moi, pardon." Ses avocats avaient demandé soit l'acquittement pour cause de légitime défense, soit la requalification des faits en homicide involontaire.
La mort de l'adolescent avait suscité beaucoup d'émoi dans le quartier de La Paillade à Montpellier. Un rassemblement avait été organisé pour rendre hommage à la jeune victime et dénoncer une peine jugée "pas à la hauteur de notre souffrance". Le parquet a finalement décidé de ne pas faire appel, rendant la condamnation définitive.



