Poulx : 25 kg de cannabis saisis chez un couple, l'un des suspects s'enfuit avant le verdict
25 kg de cannabis saisis à Poulx, un suspect en fuite

Une saisie massive de cannabis à Poulx mène au tribunal correctionnel de Nîmes

Les gendarmes ont découvert 25 kilogrammes de résine de cannabis et 6 000 euros en espèces au domicile d'un jeune couple à Poulx, dans le Gard, le 18 avril 2024. Cette saisie impressionnante est intervenue de manière fortuite, alors que les enquêteurs menaient une opération sans lien direct avec le trafic de stupéfiants.

Une odeur suspecte guide les enquêteurs

L'intervention des forces de l'ordre a été déclenchée par une odeur persistante de cannabis. Cette piste olfactive les a conduits vers une première valise contenant 12 kg de résine, dissimulée sous le lit du logement. Une seconde valise, renfermant environ 13 kg supplémentaires de cannabis ainsi que les 6 000 euros, a été découverte peu après.

Le couple, récemment marié en 2023, résidait alors dans une petite dépendance située sur le terrain des parents. Mickaël, 28 ans, a immédiatement été identifié comme un consommateur régulier de cannabis. Placé en garde à vue, il a affirmé avoir été "obligé" de "garder" la drogue chez lui, invoquant des pressions extérieures.

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Les déclarations contradictoires des prévenus

Devant le tribunal correctionnel de Nîmes, Mickaël a décrit sa consommation quotidienne comme s'élevant à 6 à 8 joints par jour, tout en assurant avoir réduit sa consommation depuis sa sortie de prison sept mois plus tôt. Il a également évoqué une dette de 70 000 euros que des trafiquants lui auraient réclamée, expliquant sa demande initiale de placement en détention pour se protéger.

Son épouse, également poursuivie pour détention de stupéfiants et non-justification de ressources, a adopté une défense différente. Interpellée par le procureur Jean-Luc Vasserot et le président du tribunal Jérôme Reynes sur son ignorance présumée, elle a répondu : "Je ne cherchais pas à en savoir plus... Il ne faisait rien de la journée." Son avocate, Me Philippe Rey, a plaidé que la jeune femme, en froid avec son mari et travaillant toute la journée, ignorait totalement la présence de la drogue sous leur lit.

Une procédure jugée lacunaire par la défense

L'avocate de Mickaël, Me Lucie Mongne, a vivement critiqué l'enquête, la qualifiant de "particulièrement lacunaire". Elle a souligné l'absence de preuves tangibles d'un trafic à grande échelle, rappelant que le couple vivait "chichement" et partageait une simple Citroën C3. "C'est ça le trafic des stupéfiants !", a-t-elle ironisé, contestant l'accusation portée contre son client.

La fuite du principal suspect et le verdict

À la fin des débats, et avant le délibéré, Mickaël a quitté la salle d'audience et a disparu. Malgré son absence, il a été condamné par contumace à 8 ans de prison pour trafic de stupéfiants, avec une amende de 6 000 euros. Un mandat d'arrêt a été émis à son encontre.

Son épouse, présente jusqu'au bout, a été relaxée pour le chef de non-justification de ressources lié au trafic. Cependant, elle a été condamnée à 2 ans de prison avec sursis probatoire et à une amende de 6 000 euros pour détention de stupéfiants. Le couple réside désormais en région parisienne, loin du théâtre de ces événements judiciaires.

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