Vingt-deux ans après les faits, le procès de Martin Ney, surnommé « l'homme en noir » par la police, s'ouvre ce mardi. Il est accusé de l'enlèvement et du meurtre du petit Jonathan Coulom, survenus en avril 2004 dans une classe verte à Saint-Brévin-les-Pins, en Loire-Atlantique.
Les faits : une disparition mystérieuse
Le 7 avril 2004, au petit matin, un lit est vide dans l'une des chambres du centre d'hébergement de Saint-Brévin-les-Pins. Les élèves de l'école d'Orval (Cher) y séjournent pour une classe verte. Jonathan Coulom, un garçon de presque 10 ans, a disparu. Ses affaires sont encore là, mais lui s'est volatilisé, pieds nus et en pyjama. L'un des cinq autres occupants de la chambre raconte avoir été réveillé pendant la nuit et avoir aperçu un homme. L'hypothèse d'un enlèvement, bien qu'insensée, semble s'imposer, d'autant que les accès au site ne sont pas clos.
Une enquête longue et complexe
Les recherches s'organisent rapidement, mais l'enfant reste introuvable. Quelques semaines plus tard, le corps de Jonathan est découvert. L'enquête, menée par la police française et allemande, aboutit à l'identification de Martin Ney, un pédocriminel allemand déjà connu pour des faits similaires. Surnommé « l'homme en noir » en raison de sa tenue lors de ses méfaits, il est extradé vers la France pour répondre de ses actes.
Un procès très attendu
Ce procès, qui débute ce mardi, est très attendu par la famille de Jonathan et par l'opinion publique. Il doit permettre de faire toute la lumière sur ce drame qui a bouleversé la France entière. Martin Ney encourt une peine de réclusion criminelle à perpétuité. La cour d'assises devra déterminer sa responsabilité dans l'enlèvement et le meurtre de l'enfant.
L'audience s'annonce longue et éprouvante, mais elle est nécessaire pour que justice soit rendue à Jonathan et à sa famille.



