Il télécharge 2.000 fichiers pédopornographiques depuis l'ordinateur de sa mère à Sanary
2.000 fichiers pédopornographiques téléchargés chez sa mère à Sanary

Un homme de 44 ans a été condamné vendredi dernier par le tribunal de Toulon pour avoir téléchargé près de deux mille images et vidéos pédopornographiques depuis l’ordinateur de sa mère, à Sanary. Les faits ont été découverts lors d’une enquête de cybercriminalité menée par le service local de police judiciaire.

Une enquête menée depuis Sanary

Un enquêteur spécialisé en cybercriminalité a repéré un internaute téléchargeant massivement des contenus pédopornographiques, à quelques centaines de mètres du commissariat de Sanary. Une enquête préliminaire a été ouverte par la brigade des atteintes aux personnes, sous la direction du pôle enfance-famille du tribunal judiciaire de Toulon. Grâce à l’adresse IP, l’enquêteur a pu localiser précisément le lieu des téléchargements.

Une septuagénaire d'abord suspectée

À la surprise des policiers, une femme de 70 ans occupait le domicile. Interpellée et placée en garde à vue, elle a catégoriquement nié les faits. Rapidement, les soupçons se sont portés sur son fils, âgé de 44 ans et résidant à Nice. La dame a été libérée et son fils interpellé à son tour.

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Un quadragénaire sans emploi et sans enfant

Le mis en cause, sans profession, vivant seul et sans enfant, avait pris l’habitude de télécharger des images prohibées sur le darknet via le PC de sa mère lors de ses visites. Les contenus présentaient pour la plupart des mineures de 6 à 10 ans dénudées et dans des poses lascives, tandis que certaines vidéos montraient des actes sexuels explicites. Une partie de ces fichiers était générée par intelligence artificielle, vraisemblablement à partir de vraies photographies d’enfants.

Reconnaissance des faits et condamnation

Reconnaissant les faits et agissant sous l’emprise de pulsions sexuelles, le quadragénaire a été déféré devant le procureur de la République, puis jugé en comparution immédiate. Inconnu de la police et de la justice, il a écopé d’une mise à l’épreuve de cinq ans avec injonction de soins, d’une inscription au fichier judiciaire des auteurs d’infractions sexuelles (Fijais), d’une interdiction définitive d’exercer une profession au contact des mineurs et de la confiscation de son matériel informatique. Le non-respect de ces mesures pourra entraîner une peine d’emprisonnement de deux ans.

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