Une découverte macabre en Guadeloupe
Les forces de l'ordre ont mené une vaste opération mardi 24 février 2026 au Gosier, en Guadeloupe, suite à des signalements inquiétants. C'est dans la chambre funéraire Duhamel qu'ils ont fait une découverte choquante : pas moins de 18 corps, certains stockés depuis des mois voire des années, dans des conditions totalement contraires aux normes sanitaires.
Des conditions de conservation alarmantes
Selon les premières constatations, les cadavres étaient très abîmés et en état de décomposition avancée, ce qui suggère un dysfonctionnement de la chambre froide de l'établissement. Le Dr Bruno Guérin, un voisin des pompes funèbres, a décrit une "noria de cercueils en bois" sortant du bâtiment lors de l'intervention. Il a témoigné : "Une odeur s'est répandue dans le Gosier de façon absolument extraordinaire. La moitié du Gosier suffoquait." Cette situation soulève de graves questions sur les risques sanitaires, car la procédure exige un traitement rapide des dépouilles pour éviter de tels dangers.
Origine des corps et enquête en cours
Le gérant de l'établissement Duhamel a indiqué que ces corps proviendraient du CHU de Pointe-à-Pitre. Durant la crise du Covid-19, un accord aurait été passé avec l'hôpital pour libérer de la place dans sa morgue, avec jusqu'à 45 corps transférés en attente d'inhumation. Cependant, six ans après la pandémie, 18 corps restent stockés, ce qui interpelle les autorités. Selon le gérant, il s'agirait de personnes indigentes non réclamées ou dont les familles auraient refusé de payer les frais de conservation. Pourtant, la loi prévoit que la commune du lieu de décès doit prendre en charge de tels cas, laissant planer un doute sur les responsabilités.
Une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer les conditions exactes de conservation de ces dépouilles et les éventuelles fautes de l'entreprise de pompes funèbres. Pour l'instant, le parquet de Pointe-à-Pitre reste discret, précisant qu'aucune garde à vue n'a été signifiée. Les investigations devront clarifier pourquoi ces corps n'ont pas été traités conformément à la réglementation, mettant en lumière des lacunes potentielles dans la gestion funéraire en Guadeloupe.



