Vaste opération judiciaire contre la pédocriminalité en ligne : 178 utilisateurs du site de chat Coco ont été interpellés par les gendarmes, a annoncé la Gendarmerie nationale le 8 juillet 2026. Les suspects, âgés de 20 à 60 ans, sont soupçonnés de diffusion et de partage de contenus pédocriminels, ou d'atteintes sexuelles sur des mineurs.
Une mobilisation nationale de 762 militaires
L'opération a mobilisé 762 militaires sur l'ensemble du territoire national, y compris en Outre-mer. Les enquêteurs de l'Unité nationale cyber (UNCyber) de l'Unité nationale de police judiciaire (UNPJ) ont saisi 185 853 photographies et 23 597 vidéos. Ces saisies massives témoignent de l'ampleur du réseau démantelé.
Des peines déjà prononcées
L'enquête a déjà débouché sur sept peines d'emprisonnement ferme, deux peines d'emprisonnement avec sursis, 19 placements en détention provisoire, 19 placements sous contrôle judiciaire et 22 convocations devant la justice. Ces résultats montrent la détermination des autorités à lutter contre ce fléau.
Le site Coco, un repaire de prédateurs
Le site Coco, considéré comme un repaire de prédateurs sexuels, avait été fermé par la justice en 2024 mais a refait surface deux ans plus tard sous le nom de Cocoland. Il est accusé d'avoir facilité des agressions sexuelles et des guet-apens homophobes, notamment dans l'affaire Pelicot. Selon la procureure de la République Laure Beccuau, plus de 23 000 procédures judiciaires en lien avec la plateforme avaient été ouvertes entre janvier 2021 et mai 2024.
Le fondateur inculpé
Le fondateur du site, l'Italien Isaac Steidl, a été inculpé en janvier 2025 à Paris pour complicité de trafic de stupéfiants, de détention et diffusion d'images pédopornographiques, de corruption de mineur via Internet et association de malfaiteurs. Cette inculpation marque une étape importante dans la lutte contre les plateformes facilitant la pédocriminalité.



