Le directeur général de l'enseignement scolaire, Édouard Geffray, a annoncé lundi 24 août que tous les élèves, du CM1 à la terminale, devront répondre à un questionnaire sur les violences sexuelles et sexistes. Cette mesure, qui concerne environ 12 millions d'élèves, sera mise en place à partir de la prochaine rentrée scolaire, en septembre 2026.
Une généralisation après une expérimentation
Ce questionnaire, déjà expérimenté dans certaines académies, sera généralisé à l'ensemble des établissements scolaires publics et privés sous contrat. L'objectif est de mieux connaître l'ampleur des violences subies par les élèves, afin d'adapter les politiques de prévention et d'accompagnement.
Selon Édouard Geffray, cette décision fait suite à une consultation menée auprès des élèves, des familles et des personnels éducatifs. Les résultats de cette consultation ont montré une forte attente de la part des élèves pour que la parole se libère et que les violences soient prises en compte.
Un outil pour libérer la parole
Le questionnaire, anonyme et facultatif, sera proposé en ligne et sur papier. Il comprendra des questions sur les violences physiques, psychologiques, sexuelles et sexistes, vécues à l'école, au domicile ou sur les réseaux sociaux. Les réponses seront analysées par des chercheurs et des statisticiens, afin de produire des données fiables.
Édouard Geffray a souligné que cette initiative vise à « mieux protéger les élèves » et à « briser le silence ». Il a également rappelé que des cellules d'écoute et de signalement existent déjà dans chaque académie, et que ce questionnaire permettra de les renforcer.
Un calendrier précis
La passation du questionnaire aura lieu entre janvier et mars 2026, soit avant la fin de l'année scolaire. Les résultats seront rendus publics à l'été 2026, et serviront de base à un plan d'action national. Ce plan comprendra notamment la formation des enseignants, le développement de séances de sensibilisation et la création de postes supplémentaires de psychologues scolaires.
Cette annonce intervient alors que le ministère de l'éducation nationale a fait de la lutte contre les violences sexuelles et sexistes une priorité. En 2025, plus de 1 000 signalements ont été enregistrés chaque mois dans les établissements scolaires, un chiffre en constante augmentation.



