À huit mois du scrutin présidentiel de 2027, la question de l'augmentation des enseignants s'impose comme l'un des thèmes centraux de la rentrée politique. Les principaux candidats ou leurs représentants ont dévoilé leurs propositions alors que les élèves ont repris le chemin des classes ce mardi. Si tous plaident pour une revalorisation des salaires, les modalités et les montants diffèrent sensiblement.
Gabriel Attal et Bruno Retailleau avancent des montants précis en euros
Gabriel Attal, candidat Renaissance, « assume » sa proposition d'augmenter de 200 euros nets par mois les enseignants, et jusqu'à 500 euros pour ceux en milieu de carrière. Il prévoit de financer cette mesure par des économies réalisées notamment dans « la sphère sociale et dans les dépenses sociales ».
De son côté, Bruno Retailleau (LR) s'est engagé sur une augmentation de 135 euros, et de 300 euros en milieu de carrière, pour un coût estimé à 2 milliards d'euros par an.
Des propositions en pourcentage chez Philippe, Mélenchon, Tondelier et Glucksmann
Édouard Philippe (Horizons) propose une revalorisation de 20 % sur cinq ans, en plus de l'inflation. Jean-Luc Mélenchon (LFI) avance également 20 %, mais de manière immédiate en cas de victoire à l'élection présidentielle.
Marine Tondelier (Les Écologistes) prévoit une augmentation de 15 % en plus de l'inflation. Raphaël Glucksmann, candidat à la primaire PS-Place publique, propose une revalorisation « d'au moins 10 % » puis une « augmentation graduelle jusqu'à 25 % en fonction de la carrière », pour un coût estimé à 6 milliards d'euros.
Le Rassemblement national ne s'est pas encore exprimé sur ce sujet, mais son programme pour les législatives de 2024 prévoyait déjà une revalorisation de 3 % par an pendant cinq ans.
Olivier Faure privilégie une revalorisation globale de la Fonction publique
Olivier Faure, candidat PS, se distingue en ironisant sur cette « surenchère permanente » des candidats. Il estime qu'il faut « redonner de la visibilité à ce métier » et que « ça doit forcément passer par des augmentations de salaires », tout en affirmant que cela vaut pour toute la Fonction publique. Il souhaite dégeler le point d'indice de tous les fonctionnaires, sans préciser ni montant en euros ni pourcentage.
Les propositions divergent donc tant sur les montants que sur les modalités de financement, alors que les contraintes budgétaires actuelles pèsent sur le débat. La question de la revalorisation des enseignants s'annonce comme un enjeu majeur de la campagne à venir.



