Némésis renonce à la manifestation du 8-Mars après des années de provocations racistes
Némésis renonce à la manifestation du 8-Mars

Némésis se retire de la marche féministe du 8-Mars après six ans de polémiques

Le collectif d'extrême droite Némésis a finalement annoncé, ce jeudi 5 mars 2026, qu'il ne participerait pas à la manifestation pour la journée internationale des droits des femmes prévue à Paris le dimanche 8 mars. Cette décision intervient après six années marquées par des provocations racistes et xénophobes de la part du groupe, qui a suscité de vives critiques de la part des associations féministes et des syndicats.

Un retrait sous la pression des associations

Depuis une dizaine de jours, les associations féministes et les syndicats avaient exprimé leur inquiétude quant à la présence potentielle de Némésis lors de l'événement. Ils avaient même adressé une lettre au ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez le jeudi 26 février, demandant l'interdiction du collectif identitaire à la manifestation. La préfecture de police de Paris avait reçu ces associations le mercredi 4 mars pour discuter de cette requête, mettant en lumière les tensions croissantes autour de la participation du groupe.

Selon des sources proches de Laurent Nuñez, les discussions ont été intenses, reflétant les préoccupations légitimes concernant les valeurs promues par Némésis, qui sont souvent en contradiction avec les principes d'inclusion et de solidarité défendus par le mouvement féministe traditionnel.

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Un rassemblement alternatif dans le 16ᵉ arrondissement

Plutôt que de se joindre à la manifestation principale, Némésis a choisi d'organiser son propre rassemblement, qualifié d'hommage aux victimes, dans le 16ᵉ arrondissement de Paris. Cette décision souligne la volonté du collectif de maintenir une présence publique tout en évitant les confrontations directes avec les autres participants de la marche féministe.

L'année précédente, en 2025, des militantes de Némésis avaient déjà participé à la manifestation du 8-Mars à Paris, suscitant des débats houleux sur la compatibilité de leurs idéologies avec les objectifs de la journée internationale des droits des femmes. Leur retrait cette année marque un tournant significatif, peut-être influencé par la pression croissante des autorités et de la société civile.

Les réactions et implications

Les associations féministes ont accueilli avec soulagement l'annonce du retrait de Némésis, estimant que cela permettrait de préserver l'esprit unitaire et inclusif de la manifestation. Cependant, elles restent vigilantes quant aux activités du collectif, craignant que son rassemblement alternatif ne serve de plateforme pour diffuser des messages discriminatoires.

Ce développement met en lumière les défis persistants liés à l'intersection entre féminisme et extrémisme politique en France, où des groupes comme Némésis cherchent à instrumentaliser des causes sociales pour promouvoir des agendas racistes et xénophobes. La situation continue d'être surveillée de près par les autorités et les acteurs de la société civile, avec des implications potentielles pour les futures mobilisations féministes.

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