Bergerac célèbre l'évolution des métiers traditionnellement masculins
La Mission locale de Bergerac, située en Dordogne, a organisé un événement marquant le mercredi 4 mars, intitulé « Les compétences n'ont pas de genre ! ». Cette initiative a rassemblé des jeunes en formation ou à la recherche d'emploi avec sept intervenants, dont quatre femmes, pour discuter des transformations des mentalités dans des professions historiquement dominées par les hommes. L'événement s'est tenu à quelques jours de la Journée internationale des droits des femmes, prévue le 8 mars, offrant une plateforme pour explorer les défis et les progrès en matière d'égalité professionnelle.
Des parcours inspirants dans des secteurs variés
Parmi les participantes, Volatiana, une trentenaire, a partagé son expérience dans le domaine scientifique, encore largement masculinisé. Elle vient d'obtenir son doctorat en physique de l'atmosphère à l'université de La Réunion. Ses recherches se concentrent sur la prévention des épisodes pluvieux localisés, qui s'intensifient ces dernières années, ouvrant la voie à des études sur l'aménagement du territoire pour réduire l'impact sur les populations. Elle participe régulièrement à des conférences internationales, du Canada aux États-Unis en passant par la Suisse, démontrant l'importance de la diversité dans la recherche scientifique.
Changements dans les forces de l'ordre et le secteur pénitentiaire
Florence, brigadier-chef dans la police nationale depuis vingt ans, a évoqué les évolutions notables dans son métier. « Quand j'ai commencé, c'était un métier d'hommes, un peu misogyne », a-t-elle déclaré, ajoutant qu'elle a dû « faire son trou ». À 49 ans, elle constate que « les mentalités ont changé », avec des collègues masculins qui valorisent sa présence, notamment lors d'interventions liées aux violences intrafamiliales. Elle souligne que les victimes féminines sont souvent plus enclines à se confier à une femme, mettant en lumière la complémentarité des rôles entre genres.
Laura, 38 ans, formatrice des agents pénitentiaires et anciennement chargée d'extractions judiciaires, a complété ces propos en notant : « En tant que femme, on n'a pas le même rapport à l'autorité ». Elle observe une hostilité moindre des détenus envers les surveillantes par rapport à leurs homologues masculins. Malgré les inquiétudes initiales de sa famille, elle a toujours été soutenue dans sa vocation, illustrant comment les perceptions sociales évoluent.
Élargir les horizons pour les générations futures
Les intervenantes ont également discuté de l'évolution des aspirations dès le plus jeune âge. Volatiana a partagé son rêve d'enfance de devenir pilote ou astronaute, tandis que Laura a exprimé son désir de s'engager dans la gendarmerie dès la classe de cinquième, un parcours qu'elle a finalement suivi. Florence a noté une augmentation du nombre de filles s'informant sur les stands de la police nationale lors des salons d'orientation, signe d'un changement dans l'imaginaire collectif.
Stéphanie, peintre en bâtiment depuis vingt ans, a témoigné des progrès dans le secteur de la construction, encourageant les femmes à explorer ce domaine : « Je trouve que c'est bien d'aller découvrir, maintenant tout a changé ». Bien que des efforts restent nécessaires pour atteindre une mixité complète dans ces professions, ces parcours inspirent et élargissent les possibilités pour les générations futures, montrant que les barrières de genre peuvent être surmontées.



