Montpellier : la tension monte entre le SCUM et l'Université Paul-Valéry sur les étudiants sans master
Tension à Montpellier entre SCUM et université sur les sans master

Montpellier : la crise des étudiants sans master s'intensifie entre le SCUM et l'Université Paul-Valéry

La situation des étudiants sans master à Montpellier devient de plus en plus tendue, avec des mobilisations du Syndicat de combat universitaire de Montpellier (SCUM) et des réponses fermes de l'Université Paul-Valéry Montpellier 3. Ce mercredi 22 septembre, un rassemblement a eu lieu devant la présidence de l'université, rassemblant environ une vingtaine de personnes pour soutenir ces étudiants bloqués dans les processus de sélection en master.

Des actions directes et des accusations réciproques

Le SCUM a récemment cessé de suivre les protocoles officiels et s'est directement adressé aux enseignants directeurs de masters, demandant l'inscription des étudiants concernés. En réponse, Anne Fraïsse, présidente de l'université, a convoqué un conseil d'administration le mardi 21 septembre. Lors de cette réunion, elle a dénoncé des actes inacceptables envers des enseignants, incluant l'affichage des noms de professeurs et des irruptions dans des cours.

Fabien Bon, porte-parole du SCUM, a réagi vivement à ces accusations. Nous sommes choqués d'apprendre qu'on aurait menacé des enseignants. C'est faux, a-t-il déclaré. Le syndicat a déposé une plainte pour diffamation publique, arguant que si des intimidations avaient réellement eu lieu, des plaintes pénales auraient dû être déposées plutôt que de publier des communiqués.

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La liste des étudiants et les réponses de l'université

Le SCUM a fourni une liste de 21 étudiants toujours sans inscription, transmise à la présidence de l'université. Dans un communiqué, Anne Fraïsse a détaillé la situation de chaque demandeur :

  • Six étudiants avaient déjà une réponse positive, dont trois sont déjà inscrits.
  • Deux n'ont pas fourni les pièces nécessaires, et l'université attend toujours.
  • Un étudiant demande un master 2 alors qu'il attend ses résultats dans un autre M2.
  • Un a un avis favorable, et un autre demande à tripler en M1 avec une moyenne de 6.
  • Deux sont en attente de réponse pour l'enseignement à distance et des diplômes universitaires.
  • Deux viennent d'une autre université où elles ont été refusées.

Des situations personnelles dramatiques

Parmi les étudiants concernés, Ihssane Elmezgueldi, venue du Maroc, vit une situation particulièrement critique. Mon projet professionnel était de devenir neuropsychologue. Je suis venue ici pour cette formation puisque cet enseignement n'existe pas au Maroc, explique-t-elle. Malgré des difficultés liées au mal du pays, à la crise sanitaire et aux stages refusant les étrangers, elle a obtenu sa licence mais se voit refuser un master et un redoublement.

J'ai demandé un recours gracieux, lui aussi refusé. À l'heure qu'il est, je suis encore sans réponse et j'attends que quelqu'un comprenne ma situation. Mon visa expire dans huit jours, ajoute-t-elle, soulignant l'urgence administrative et personnelle de sa situation.

Une escalade des tensions et des procédures

Suite à ces événements, une professeure a décidé de porter plainte au pénal, tandis que le SCUM continue de dénoncer ce qu'il perçoit comme une volonté de visibilité médiatique de la part de l'université. Les élus du syndicat des enseignants ont proposé de réunir la Commission de l'hygiène, de la sécurité et des conditions de travail, mais la présidente n'a pas souhaité le faire, ce que le SCUM interprète comme une preuve de l'absence de danger réel.

Cette crise met en lumière les défis du système de sélection en master et les tensions croissantes entre les acteurs universitaires à Montpellier, avec des répercussions directes sur la vie des étudiants.

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