Parents mobilisés contre la suppression de postes enseignants dans les Pyrénées-Atlantiques
Suppression de postes enseignants : colère des parents dans les Pyrénées-Atlantiques

Mobilisation parentale contre les réductions de postes dans l'Éducation nationale

Une vive inquiétude s'est emparée des parents d'élèves de l'école d'Amotz, située dans les Pyrénées-Atlantiques. Ces derniers ont manifesté leur désaccord jeudi dernier à la sortie des classes, face au projet de l'Éducation nationale qui prévoit la suppression de vingt-trois postes d'enseignants dans le département. Pour leur établissement de quartier, cette mesure se traduirait par la perte d'un demi-poste dédié à l'enseignement du français.

Une menace pour la qualité pédagogique et le suivi individualisé

Les parents voient dans cette décision une dégradation significative de la qualité de l'enseignement dispensé. Ils dénoncent particulièrement l'aggravation des conditions d'apprentissage pour les élèves rencontrant des difficultés scolaires. L'école d'Amotz compte actuellement soixante-trois élèves répartis sur trois classes, bénéficiant de trois postes et demi pour son fonctionnement en français et en basque.

Diana Duperou, l'une des quatre représentantes des parents d'élèves, explique : « Les effectifs bruts qui servent de base à l'Éducation nationale ont été relevés en novembre et peuvent largement évoluer favorablement avant septembre et après la journée portes ouvertes prévue le 25 avril. La suppression de ce demi-poste fera que chaque enseignante se retrouvera parfois devant trente élèves avec des classes de trois, quatre et même cinq niveaux quand une sortie scolaire ne concernera pas toute une classe. »

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Des effectifs en baisse mais des besoins croissants

À la prochaine rentrée scolaire, l'établissement prévoit un effectif de cinquante-sept élèves, toujours répartis sur trois classes et trois ou quatre niveaux selon les temps scolaires. Cependant, comme le souligne Elaia Pérès, autre élue représentant les parents : « Nous ne mettons pas en doute leurs compétences, mais les enseignantes ne sont pas magiciennes et ne peuvent pas se dédoubler : avec quatre ou cinq niveaux, elles auront forcément moins de temps à accorder à chacun. Le suivi sera moins individualisé, sans parler du bien-être des élèves confrontés à plus de bruit, de stress ou d'agitation. »

L'école d'Amotz ne fait pas exception à une tendance nationale : les élèves nécessitant un suivi spécifique sont de plus en plus nombreux. Les parents insistent sur le fait que la baisse démographique devrait être utilisée comme un levier d'ajustement pour améliorer les conditions d'apprentissage, et non comme un argument pour réduire les moyens pédagogiques.

Une pétition qui rassemble les soutiens

Face à cette situation, une pétition a été lancée pour demander le maintien des postes menacés. Pour l'heure, cette initiative a déjà recueilli trois cent soixante-et-onze signatures, témoignant d'une réelle mobilisation de la communauté éducative et des habitants du secteur. Les parents restent déterminés à défendre ce qu'ils considèrent comme l'avenir de leurs enfants, déclarant : « L'Éducation nationale ne voit que des chiffres où nous voyons nos enfants et leur avenir. »

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